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«Une médaille se joue parfois au millième de point»

Rencontre avec Jean-François Chevalley, président de la commission des vignes, qui remet les distinctions lors de la Fête des Vignerons.

Jean-François Chevalley, président de la commission des vignes.
Jean-François Chevalley, président de la commission des vignes.
24heures

Depuis qu’elle existe, la Confrérie des Vignerons contrôle les vignes aux alentours de Vevey. Son périmètre d’activité s’étend désormais de Lausanne à Lavey. Plus de 280 hectares sont ainsi scrutés, à la demande des propriétaires eux-mêmes, qui paient 65 francs par hectare visité. «C’est la commission des vignes qui organise et qui gère les visites», rappelle Jean-François Chevalley, président de la commission. L’expert – il y en a neuf au total, dont une femme –, accompagné par un membre de la commission, vient trois fois par an après la taille (printemps), après la floraison (été), et avant les vendanges pour contrôler la santé des ceps, l’entretien du sol, l’ébourgeonnement ou encore la maîtrise de la récolte. Le propriétaire peut de la sorte être rassuré sur la qualité de son vigneron. Les meilleurs sont récompensés par des médailles d’argent et de bronze tous les trois ans, lors des Triennales. Les médailles d’or sont réservées à la Fête des Vignerons, après cinq ans d’évaluation. La notation s’échelonne de 1 à 6, la meilleure note. «Une médaille se joue parfois au millième de point pour départager ceux qui y ont droit, confie Jean-François Chevalley. C’est la preuve que la qualité générale est excellente.»

À l’origine, ces notes avaient pour but de repérer les mauvais travailleurs. Mais, très vite, elles ont valorisé les bons. Le Couronné à la Fête n’est toutefois pas forcément celui qui produit le meilleur vin. Selon les «Directions» (les directives) concernant les soins à la vigne de la Confrérie, «le vigneron cultive la vigne de manière rationnelle en évitant tout excès. Il vise à obtenir des récoltes de bonne qualité et, si possible, régulières d’année en année. Il maintient les ceps en bon état pour en assurer la longévité. Il évite avec soin toute dégradation du sol et met tout en œuvre pour protéger l’environnement de manière durable.» Les critères d’évaluation évoluent avec le temps pour rester en adéquation avec les nouvelles techniques de culture. Les dernières réactualisations intègrent par exemple le nouveau système de taille, les maladies récentes, la viticulture intégrée et biologique. «Le nombre de critères à respecter a aussi été augmenté, ajoute Jean-François Chevalley. Cela afin d’être plus précis dans l’appréciation finale.» Quant aux vignerons qui seront couronnés sous peu, leurs noms sont connus depuis quelque temps par un trio haut placé. Les experts, qui ont noté le travail des vignerons-tâcherons pendant les cinq ans, eux, ne les connaissent pas, formellement.

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