Mille ans d’histoire aiglonne richement racontés dans un livre
MonographieL’Académie du Chablais va sortir un pavé de plus de 400 pages très exhaustif et richement illustré.
Au XIVe siècle, l’activité artisanale et commerciale d’Aigle s’épanouit aux Monneresses dans deux artères. On y trouve forge, battoir, moulin à moudre, scierie, etc. En 1860, le train arrive à Aigle et dans la rue de la Gare, l’architecte François Jaquerod dessine les plans de différents bâtiments, notamment publics. Encore aujourd’hui les façades à pans coupés, avec balcon ou marquise, en demeurent les témoins bien vivants. Le saviez-vous? La commune s’est appelée un temps Aigle-les-Bains, car on venait y prendre les eaux acheminées de Fontanney et réchauffées au Grand-Hôtel. À l’époque touristes et familles aisées faisaient escale dans divers établissements avant de se rendre dans les montagnes… en calèche.
Pour la fin de l’année
Ces histoires et des centaines d’autres – comme celles de l’incontournable Braderie, d’une parqueterie célèbre, du Bitter des Diablerets ou des anciennes Salines – seront racontées et illustrées dans un traité qui sortira à la fin de l’année. Cette encyclopédie, véritable mémoire de la commune d’Aigle, promet déjà. Surtout après huit ans de gestation. «C’est ce qu’il faut compter en moyenne pour une monographie. C’est un labeur long et titanesque en matière de recherches», indique Henri-Louis Guignard, président depuis 1995 de l’Académie du Chablais vaudois. L’institution, qui chapeaute ce projet, a déjà publié diverses monographies sur les Ormonts par exemple ou encore sur Villars-Ollon ou Noville-Rennaz. Par le passé, trois livres réunis sous la mention «Mémoire d’Aigle» montraient, mais de manière bien plus modeste que le projet actuel, surtout des photos anciennes, des cartes postales, des gravures.
Ici on passe nettement à la vitesse supérieure: une encyclopédie de plus de 400 pages – voulue par le syndic Frédéric Borloz – avec environ 800 images, dont certaines inédites. Un comité d’une vingtaine d’auteurs dont des professeurs en exercice ou à la retraite, des archivistes, des historiens et des sommités vaudoises, collabore à l’écriture des textes. De son côté, Henri-Louis Guignard, ancien secrétaire municipal de cette ville d’Aigle qui le passionne, a pris en charge la recherche iconographique, la mise en pages et dirige le projet.
L’ouvrage en huit chapitres principaux traite dans les trois premiers de l’histoire aiglonne: entre préhistoire et Constitution du canton de Vaud en passant par les guerres de Bourgogne, la Réforme ou la présence napoléonienne.
Depuis 1018
Une des toutes premières mentions écrites de l’existence de la cité d’Aigle figure sur un document de 1018, il y a donc mille ans. Les autres sections font la part belle à l’agriculture, la viticulture, la population, les bâtiments (églises, écoles, fontaines entre autres), l’artisanat, l’économie, etc. «Nous espérons être le plus complet possible. Je vois ce type d’ouvrage, la monographie d’une commune, comme un témoin essentiel du patrimoine local et humain. Également un rappel de la mémoire car on oublie vite dates et histoires. Finalement, nous pensons que pour appréhender son présent et son futur, il faut bien connaître ses racines, ses origines, l’endroit où l’on vit», conclut Henri-Louis Guignard.
Créé: 09.01.2019, 08h13
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