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La Mine brassera une mousse au sel de Bex

La microbrasserie bellerine se professionnalise et renforce son ancrage dans sa région en lançant une double collaboration avec les mines de sel.

Après avoir expérimenté, le collectif veut se professionnaliser et passer à la vitesse supérieure.
Après avoir expérimenté, le collectif veut se professionnaliser et passer à la vitesse supérieure.
LDD

Après avoir brassé une bière avec des houblons bellerins (24 heures du 4 septembre), la brasserie coopérative de la Mine poursuit sa quête de matières premières 100% locales. En attendant la première récolte d’orge brassicole par un agriculteur de la commune, c’est sous terre que les brasseurs iront puiser le matériau nécessaire à leur prochaine invention.

La saline fournira de la saumure qui permettra le brassage d’une mousse salée. «Il s’agira d’un goût léger qui laissera juste une impression de salé, rassure Michaël Dupertuis», président de la coopérative brassicole. La Mine élaborera une blonde «légère et rafraîchissante». Une bière au sel? L’idée inspire-t-elle Henri Savioz? «Pour l’heure, ça ne me parle pas encore, mais je ne demande qu’à goûter», sourit le responsable événementiel des mines. Qui se réjouit que son entreprise fournisse au collectif «une matière première qui compte déjà 200 millions d’années d’élaboration».

Le lien vers la campagne de crowdfunding de la Mine.

L’autre partie de ce partenariat fera aussi l’éloge de la lenteur, quoique dans une moindre mesure: la Mine stockera durant une année un fût de «barley wine», ou «vin d’orge» en anglais, soit une bière forte et riche qui nécessite un lent vieillissement. «Pour cette opération, il nous faut une température constante et beaucoup d’humidité, décrit Michaël Dupertuis. Ce sont exactement les conditions que nous offrent les mines de sel.» Le site collabore d’ailleurs déjà en ce sens avec la société viticole de Bex.

En une année d’existence, la microbrasserie a creusé son trou, primée au festival Lausanne Beer Celebration et forte d’un carnet de commandes désormais bien gonflé. Le constat pousse l’équipe – une quinzaine d’associés – à repenser son organisation et à se professionnaliser. Mardi, elle a lancé une campagne de crowdfunding dans ce but. Elle vise un financement à hauteur de 20 000 francs, afin de tripler son volume de production et diversifier son assortiment.

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