Montreux doit décider que faire de son funiculaire fantôme

Territet–Mont-FleuriLa Municipalité doit décider de réhabiliter ou de supprimer une fois pour toutes cette ligne, hors-service depuis 1992

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L’heure de son prochain départ est toujours indiquée sur un panneau attaqué par la rouille. Mais cela fait depuis 1992 qu’on ne l’a plus jamais revu, ses installations étant à bout de souffle. Ses voitures ont disparu. De lui, il ne reste que les rails ainsi que les stations inférieure et supérieure. Et une concession.

C’est un funiculaire fantôme, hors-service depuis vingt-deux ans, errant à la recherche de son passé perdu. Régulièrement, il revient hanter les élus communaux et cantonaux pour réclamer son dû. Et n’a jamais cessé de créer l’émoi auprès de ses nombreux et fervents défenseurs.

Un dossier complexe

Tout comme l’Office fédéral des transports (OFT), la Municipalité estime que cette situation ne peut plus durer. C’est pourquoi elle demande au Conseil communal un crédit de 85 000 francs pour étudier une ultime fois l’avenir du funiculaire Territet-Mont-Fleuri. Il s’agit pour l’exécutif de pouvoir chiffrer les différents scénarios possibles: faut-il le réhabiliter? Le prolonger pour qu’il soit rentable? Ou purement le supprimer?

«Le Conseil communal devra obligatoirement se prononcer, quitte à décider de ne financer que la partie de l’étude qui concerne sa désaffection définitive, explique Caleb Walther, municipal. Mais, si celle-ci s’avère trop onéreuse, cela pourrait par la suite l’inciter à maintenir la ligne, voire à la prolonger pour qu’elle soit rentable. Ce dossier n’est pas simple…»

Construit en 1910, le funiculaire, long de 430 mètres, dont 120 mètres en tunnel, relie le bâtiment de l’ex-Grand-Hôtel de Territet, cher à feu l’impératrice Sissi, à l’Hôtel Mont-Fleuri, transformé en pensionnat pour jeunes filles en 1987. C’est dans les années qui suivirent qu’il a vraiment été confronté à des difficultés financières. A tel point que le Grand Conseil a été appelé en 1997 à participer à sa remise en état, pour 5,2 millions, au côté de la Commune. La Ville avait accepté, mais pas le Canton, alors aux abois, condamnant le chemin de fer pour longtemps. (24 heures)

Créé: 07.10.2014, 19h18

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