Nouvelle controverse sur l'aspersion des jus à Noville
DéchargeMalgré les assurances données par le canton de Vaud, la Fondation Mart revient sur les risques de la décharge des Saviez. Elle exige «l'arrêt immédiat» de l'aspersion des jus et la fin de l'expérience d'assainissement.
Dans un communiqué, la Fondation Mart affirme lundi que les jus (lixiviats) répandus sur une prairie «contiennent des micropolluants cancérigènes à des niveaux dangereux» pour la santé et l'environnement. Elle demande aussi «des mesures» contre les employés de l'Etat à l'origine de l'opération et qui ont affirmé que celle-ci était sans danger.
«Aucun sens»
Les affirmations de la Fondation Mart ont entraîné une prise de position du Service des eaux, sols et assainissements du canton de Vaud. Le SESA note que la référence aux valeurs de l'OSEC «n'a ici aucun sens». La comparaison avec des méthodes appliquées à Bâle n'est pas pertinente non plus.
«Nous nous employons maintenant à extraire les substances de l'environnement de la meilleure façon possible, afin de sécuriser le lieu et éviter que nos descendants aient à en pâtir», écrit le SESA. Les essais seront interrompus cet hiver. Une évaluation précise aura lieu avant qu'une décision définitive soit prise sur le procédé.
Dans le rapport commandé par Mart, l'expert Jean-Louis Walther souligne que ses analyses démontrent que les jus «sont loin de ne contenir que de l'amonium». Les polluants détectés sont reconnus de manière générale «comme problématiques».
«C'est vraiment très chargé»
Selon l'expert, les lixiviats «ne sont pas compatibles avec une aspersion régulière de la faune locale». C'est «vraiment très chargé, il y a des polluants qui n'ont rien à faire dans l'environnement», déclare-t-il.
A la mi-septembre, le canton de Vaud avait indiqué que la méthode d'assainissement de la décharge des Saviez donnait des résultats «très encourageants». Aucune incidence néfaste n'est à craindre sur la flore ou la faune, affirmait-il.
Transformer l'amonium
Pour rappel, les eaux d'arrosage prélevées dans la décharge sont chargées en amonium à la suite de la dégradation des déchets. L'arrosage transforme cet amonium en nitrates qui ne posent pas de problèmes environnementaux.
Aujourd'hui, les jus sont envoyés à la STEP. La méthode testée vise à accélérer la dégradation afin d'assainir les lieux en dix ans. Une autre solution aurait été l'évacuation totale, mais elle aurait engendré un coût disproportionné. (ATS/24 heures)
Créé: 29.10.2012, 21h29
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