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Les opposants à la fusion sortent du bois

La convention de fusion avec Saint-Légier est un «chèque en blanc», selon deux élus. Elle sera soumise aux deux Conseils communaux mardi.

Dominique Martin et Alain Bovay, syndics de Blonay et de Saint-Légier.
Dominique Martin et Alain Bovay, syndics de Blonay et de Saint-Légier.
Chantal Dervey

À Blonay, les opposants au mariage avec Saint-Légier sortent du bois, alors que les deux Conseils communaux doivent se prononcer, mardi, sur la convention de fusion des deux communes. Auteurs d’un rapport de minorité, André Grivel (Les Verts et Ouverts) et Adeline Cardinaux (PS) estiment que le document n’est rien de moins qu’un «chèque en blanc». «Un des arguments principaux des partisans du projet est de vouloir donner la possibilité à la population de s’exprimer, explique André Grivel. Je suis d’accord avec ça, mais il ne faut pas la laisser voter sur n’importe quoi en lui laissant les responsabilités que nous ne voulons pas prendre.»

Les deux commissaires reprochent à la convention un manque de vision d’avenir: «Elle n’apporte que des modifications administratives sans conséquence directe en faveur de la population. Et ne comporte aucun projet de société qui aurait dû, à nos yeux, se trouver au cœur du projet de fusion et le justifier.»

Pour André Grivel et Adeline Cardinaux, il aurait été démocratique et fédérateur d’associer la société civile – et non pas seulement la classe politique – à une démarche participative, telle que préconisée par l’Agenda 21, dans l’esprit de lois supérieures récentes: «Les vrais problèmes actuels et d’avenir – les questions que se posent de nombreux habitants de nos communes – n’ont pas été abordés. Conséquence, il y a encore beaucoup d’incertains face à ce projet de fusion. C’est la preuve qu’il est mal ficelé.» Réaction de Dominique Martin, syndic de Blonay: «Ces interrogations sont légitimes, mais il n’est pour l’heure tout simplement pas possible d’élaborer un plan de législature qui engagerait la future Municipalité.»

Les deux opposants blonaysans ne se privent néanmoins pas de démonter d’autres arguments des partisans de l’union. «Celle-ci devrait, selon ces derniers, donner davantage de poids à nos deux communes réunies, fortes de 12000 habitants, rappelle André Grivel. Mais, avec une population équivalente, la ville de La Tour-de-Peilz en a-t-elle plus actuellement que nos deux villages?»

Et l’écologiste estime que les rapports de deux des cinq groupes de travail ne plaident pas plus en faveur de la fusion: «Le groupe en charge des questions financières, par exemple, conclut que la fusion permettrait de consolider dans la durée la mise en commun des ressources financières sans péjorer ou favoriser l’une ou l’autre des communes.»

À Saint-Légier, le projet de convention de fusion n’a suscité aucun rapport de minorité. En cas de oui des deux Conseils communaux mardi, le dernier mot reviendrait aux citoyens des deux villages le 17 mai prochain. En cas de non, le processus de rapprochement des deux villages s’arrêterait là.

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