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Les opposants à Isenau ont saisi le Tribunal fédéral

Déboutés par la Cour cantonale, les propriétaires qui s’opposent au plan d’affectation du domaine ont recouru.

Le groupe de travail Isenau 360° l’a annoncé mardi matin sur sa page Facebook: les opposants à la reconstruction d’Isenau iront bel et bien au Tribunal fédéral. Ces derniers avaient récemment été déboutés par la Cour vaudoise de droit administratif et public.

Propriétaires d’un chalet dans la zone concernée par le plan d’affectation d’Isenau, les Anex s’y étaient opposés, tout comme Pro Natura Vaud, contestant notamment l’usage touristique de la route d’accès depuis le col du Pillon.

Recours «pour la nature»

Dans un communiqué, les frères Anex évoquent un recours «pour la nature et contre les mensonges des autorités». Selon eux, le projet impacterait deux marais d’importance nationale. «La Commune d’Ormont-Dessus compte construire en pleine zone protégée, à l’aide de documents pour partie fallacieux. Selon la planification prévue, près de 30% de la surface du marais des Moilles passeraient à la trappe.» Les opposants plaident également pour le respect de l’usage agricole de la route d’accès à Isenau: «Les autorités ont à plusieurs reprises donné des autorisations de passage pour divers acteurs du tourisme motorisés. L’arrêt contre lequel nous recourrons met heureusement un premier frein à ces élans, puisqu’il interdit «l’utilisation touristique» de la route.»

À la suite du jugement de la Cour vaudoise, «le Groupe de travail a œuvré pour trouver une solution à l’adoption du Plan partiel d’affectation de la zone d’Isenau, qui permette de satisfaire l’ensemble des parties concernées et éviter un recours de la famille Anex au Tribunal fédéral. Les propositions faites ont finalement été trouvées, grâce à la bonne volonté des parties en présence. La dernière proposition était sur le point de convenir à toutes les parties. Elle n’a malheureusement pas pu être concrétisée car elle ne pouvait être totalement instrumentée avant la fin du délai légal de recours. La question des modalités d’utilisation de la route reste un point litigieux», détaille le groupe de travail, qui dit regretter et prendre acte du dépôt de ce recours.

Pas de recours de Pro Natura

À noter que Pro Natura n’a pas poussé plus loin dans la procédure: «Dans son arrêt, la Cour relève que l’usage de la route doit être réservé à un trafic agricole et forestier, ainsi qu'aux riverains et au personnel d'exploitation de la télécabine et du restaurant. Nous avons obtenu ce que nous voulions», réagit Michel Bongard, secrétaire de Pro Natura Vaud.

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