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Pac-Man et Super Mario ont leur espace à la biblio

Dédiée à la culture numérique, la salle Pixel veut rappeler que le jeu vidéo est un bien culturel. À vos manettes!

Pour Yan Buchs, le jeu vidéo est un bien culturel qui a sa place à la bibliothèque. Il a désormais son espace: Pixel.
Pour Yan Buchs, le jeu vidéo est un bien culturel qui a sa place à la bibliothèque. Il a désormais son espace: Pixel.
Chantal Dervey

Dans le nouvel Espace Pixel, inauguré ce vendredi à la Bibliothèque de Vevey, les quadras écarquilleront les yeux devant la borne d’arcade de leurs 15 ans. À moins qu’ils ne craquent pour la bonne vieille Nintendo NES posée sous une massive télé à tube cathodique. Pas sûr par contre que la doyenne des consoles passionne les plus jeunes gamers. Ces derniers préféreront loucher vers la PS4 ou la Nintendo Switch pour une partie de FIFA 18 ou de Super Mario Odyssey sur un écran plat.

L’un dans l’autre, adeptes de retrogaming ou des sorties les plus récentes ont un lieu – créé en collaboration avec Gamelab, groupe d’étude sur le jeu vidéo de l’UNIL – pour se retrouver autour d’une passion qui n’a pas d’âge. «Le jeu vidéo est un bien culturel au même titre qu’un livre, et en cela nous sommes parfaitement dans notre rôle», explique Yan Buchs, directeur de la bibliothèque.

Sensibiliser sans diaboliser

Mylène Badoux, médiatrice culturelle, évoque elle aussi le jeu vidéo comme une «expression artistique à part entière», même s’il suscite son lot d’interrogations et d’inquiétudes (violence des contenus, risques d’addiction, etc.). «Nous devons nous placer en prescripteurs, rendre le jeu vidéo accessible en sensibilisant aux âges légaux, mais sans diaboliser et en gardant un regard critique.»

Pixel offre ainsi une belle palette de consoles de toutes les époques (NES, Nintendo 64, PS1, 2, 3, 4, Wii, GameCube, Switch) et un joli catalogue de jeux. La borne arcade propose 600 titres cultes, de Pac-Man à Tetris, en passant par Space Invaders ou Donkey Kong. Une quarantaine d’autres sont à découvrir sur un ordinateur, dont une moitié créée en Suisse. Des tablettes donneront à découvrir des jeux indépendants. Quelque 200 jeux sont à emprunter pour un test à la maison ou à l’Espace Pixel, sauf ceux réservés aux +16 et +18 ans, destinés au seul emprunt à domicile compte tenu de leur caractère violent. Yan Buchs a d’ailleurs fixé une limite: «Vous ne trouverez pas GTA ( ndlr: Grand Theft Auto, le joueur incarne un malfrat ) ou Call of Duty ( ndlr: jeu de guerre ). Par contre, nous proposons la série Assassin’s Creed pour son impressionnante dimension historique.»

Ateliers et rencontres

Si le jeu est au centre de la démarche Pixel, le lieu se veut plus largement un espace de réflexion sur la culture numérique. Un programme d’ateliers et autres thèmes abordés avec des spécialistes est prévu ces prochains mois: réseaux sociaux, imprimerie 3D, nouvelles technologies et littérature, conception de jeux vidéo ou place des femmes dans le monde numérique. Une animatrice sera en outre présente à l’Espace Pixel tous les premiers mercredis après-midi du mois.

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