«Il nous paraît important d’ouvrir le dialogue»

VeveyDéléguée à la Culture de la Ville d’Images, Marie Neumann souhaite fédérer les acteurs de la région.

Marie Neumann veut instaurer un dialogue autour de la vie culturelle veveysanne.

Marie Neumann veut instaurer un dialogue autour de la vie culturelle veveysanne. Image: Chantal Dervey

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En poste depuis une année, la déléguée à la Culture de la Ville de Vevey, Marie Neumann, va initier des Etats généraux. Une soirée ouverte aux acteurs culturels de la région et à d’autres secteurs sur invitation lancera les échanges lundi 27 février. Interview pour cerner quelques enjeux de cette démarche.

Pourquoi lancer des Etats généraux, sont-ils le symptôme de problèmes constatés dans ce domaine?

La Ville pourrait écrire seule de nouvelles lignes directrices pour la politique culturelle de Vevey. Rien ne nous oblige d’en appeler aux représentants du terrain. Mais cela nous paraissait important d’être à l’écoute de leurs besoins, d’ouvrir le dialogue et de fédérer ces acteurs, dans une démarche de coconstruction. Ces Etats généraux ne se passeront pas sur une journée, mais sur six mois: nous lancerons des réflexions dans treize ateliers thématiques.

«Il faut mettre à jour l’état des lieux des acteurs culturels et les objectifs. Certains sont atteints, d’autres pas»

La politique culturelle de la Ville, inscrite dans un préavis de 2004, est-elle obsolète?

Non, mais il faut mettre à jour l’état des lieux des acteurs culturels et les objectifs. Certains sont atteints, d’autres pas. Il faudra en élaborer de nouveaux. L’idée est d’établir des axes stratégiques pour les dix prochaines années, en tenant compte de certains problèmes très concrets qui émergeront des ateliers. C’est le bon moment pour le faire, en début de législature avec une nouvelle Municipalité.

Héritée des difficultés avec l’ex-municipale Annick Vuarnoz, la répartition des tâches au sein de l’Exécutif est étrange: les musées dépendent d’un municipal, le reste de la Culture d’un autre. Cela va-t-il changer?

Ces questions sont ouvertes et d’actualité.

La nouvelle Municipalité ne pouvait-elle pas s’organiser différemment d’entrée de jeu?

Même s’il faudrait poser la question directement aux élus, j’imagine qu’il tenait à cœur d’Etienne Rivier (ndlr: responsable des musées, déjà lors de l’ancienne législature) de terminer des dossiers ouverts. Il me semble important de ne pas opposer d’un côté les institutions établies et de l’autre la création contemporaine et les indépendants.

Comment faire vivre le label «Vevey, Ville d’Images» à l’année, en dehors du festival et du Grand Prix Photo? En créant un pôle qui développe des expositions ou monte des événements?

L’un des ateliers thématiques sera une pépinière d’idées pour imaginer de nouvelles pistes de développement. Ce groupe de réflexion est ouvert à d’autres secteurs. Bien sûr, le label «Vevey, Ville d’Images» est par définition culturel. Mais pas seulement: chaque domaine peut se l’approprier, du tourisme à l’architecture, en passant par les start-up.

Montreux a mis sa saison culturelle au service de son économie, pour remplir ses hôtels. Comptez-vous sur le label pour «enrichir» la ville?

Les impacts touristiques et économiques sont des effets collatéraux d’une culture de qualité. C’est une réalité. Quand un projet est bon et bien pensé, il a forcément un impact. Mais je suis convaincue qu’il ne faut pas prétériter la mission de base, qui doit rester artistique.

Le préavis de Montreux date aussi de 2004. Pourquoi ne pas tracer des lignes directrices ensemble, alors que la Riviera dispose déjà d’un fonds culturel régional?

C’est une question qui a toujours été sous-jacente, puisqu’une partie du financement public des grosses institutions est intercommunale. Mais il y a de vraies différences – tant d’approche que d’identité – entre les deux villes. Nous devons être en dialogue et nous coordonner, pour ne pas doublonner des événements. Mais, en l’absence de fusion, il ne peut y avoir des lignes directrices régionales.

Quid d’un outil, espéré depuis longtemps, pour que les organisateurs de la Riviera ne programment pas le même type d’événements en même temps?

Toutes les villes et régions affrontent ce problème de coordination. Les contraintes pour programmer des spectacles, notamment les disponibilités des artistes, sont déjà tellement grandes qu’il est difficile de tenir compte, en plus, des autres organisateurs. Sur le modèle de ce qui a été mis sur pied en Valais, mon souhait serait une nouvelle plate-forme culturelle numérique, qui comprendrait des informations utiles aux professionnels, mais aussi au grand public. (24 heures)

Créé: 21.02.2017, 21h00

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