Un peintre sur herbe vise une œuvre géante à Leysin

Land artL’artiste français Saype s’apprête à orner un flanc de la Berneuse d’une fresque aux dimensions inédites, en peinture écolo.

L'an dernier, Saype a réalisé ce visage au Col des Aravis, près de la Clusaz (F)

L'an dernier, Saype a réalisé ce visage au Col des Aravis, près de la Clusaz (F)

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De la farine, de l’huile de lin, de l’eau, des pigments naturels biodégradables, l’artiste français Saype passe la semaine aux fourneaux. «Je suis en train de cuisiner les 1000 litres de peinture dont je vais avoir besoin pour réaliser ma fresque à Leysin», se marre Guillaume Legros.

Derrière la gouaille souriante de ce talent autodidacte forgé au monde de la rue et du graffiti affleure le sérieux de l’infirmier et le professionnalisme de l’artiste qui monte. Les œuvres sur toile ou plexi de Saype, 27 ans, sont en train de faire le tour du monde (Zurich, Paris, Marseille, Liège, New York) alors que ses performances sur herbe lui valent d’être courtisé par nombre de destinations.

«Apparemment ce sera la plus grande du monde en peinture biodégradable»

Ses pistolets à peinture s’arrêteront la semaine prochaine à Leysin avec l’ambition de composer une fresque sur herbe de 10'000 m2: «Nous avons fait des recherches. Apparemment ce sera la plus grande du monde en peinture biodégradable.»

L'art au service de l'environnement

Ce projet est au carrefour des philosophies de l’artiste et de la station: sensibiliser à l’environnement, pour sa préservation et sa beauté. «Le land art a cette vertu de souligner le paysage par l’intervention de l’artiste et permet un focus sur le panorama, souligne l’initiateur Jean-Damien Zaccariotto, responsable animation de Leysin. Nous espérons que cela invitera les gens à venir découvrir que la montagne, ce n’est pas seulement l’hiver!»

Pour l’artiste, la plus grande difficulté ne sera ni l’immensité du support ni l’effort physique «hyperintense» exigé par l’acheminement de la peinture à pied et sur 100 m de dénivelé. «Je vais passer des journées à monter et à descendre avec des bidons, mais ce que j’appréhende le plus, c’est le temps. L’objectif est de vernir l’œuvre samedi 6 août. Je compte qu’il va falloir en tout cas trois journées de 12 heures. Cela me permettra d’avoir une marge en cas de météo défavorable…»

(24 heures)

Créé: 28.07.2016, 08h32

Infos

Saype Possibilité de voir évoluer l’œuvre depuis le sommet de la Berneuse ou sur le site, 30 minutes à pied (en descente) depuis l’arrivée de la télécabine.

Se renseigner auprès de Leysin Tourisme,
tél. 024 493 33 00.

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