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Les Pléiades, paradis des apprentis de la glisse

Le domaine, qui fait office de véritable école de ski sur la Riviera, voit sa saison se décaler.

Depuis Mathusalem, tout bambin scolarisé dans la région veveysanne se souvient de la fameuse soupe servie pendant sa semaine scolaire de ski aux Pléiades. «Nous la congelons d’année en année», ironise Fabrice Relet, responsable du Restaurant Les Pléiades.

Il faut dire que les élèves qui viennent de janvier à début mars représentent presque 60% des 25 000 demi-journées que comptabilise le site chaque hiver. «Nous avons surtout une clientèle familiale et domiciliée dans la région. Les gens viennent ici pour apprendre à skier», explique Sébastien Dumusque, président de la Coopérative des Pléiades, qui s’occupe des remontées mécaniques.

Cette culture de l’apprentissage se retrouve aussi dans l’organisation. «Pour les cours, nous prenons en charge les enfants à Vevey. Ils sont accompagnés dans le train, ils skient, ils dînent et nous redescendons avec eux», souligne Yves Grundisch, directeur de l’Ecole suisse de ski et de snowboard des Pléiades.

Pas de village

La particularité de la station réside dans le fait qu’il n’y a pas de village et donc pas d’obligation d’occuper des «clients» sur le site. «S’il n’y a pas de neige, les familles du coin peuvent aller à la piscine ou au cinéma en plaine», précise Yves Grundisch.

Le souffle court après une montée en Nordic walking en famille, Jean-Luc Hunziker, habitant de Blonay, ne cache pas son attachement à cette station. «Les enfants tombent sur des copains, ils peuvent skier ensemble. Il y a tout ce qu’il faut pour les familles.» En grandissant, les têtes blondes trouvent toutefois souvent les pistes trop courtes. «En plus, il n’y a pas vraiment de snowpark», renchérit l’un des fils de Jean-Luc Hun­ziker.

Pendant que l’une des nouvelles rames du chemin de fer Vevey-Les Pléiades grignote les mètres de crémaillère la séparant du sommet, son conducteur, Joël Grandcollot, se veut lucide sur l’enneigement: «Avec le réchauffement climatique, nous avons tous en tête qu’il n’y aura peut-être plus de ski aux Pléiades dans trente ou cinquante ans.»

«Pas moins de neige»

Une affirmation que tempère Yves Grundisch. «Il n’y a pas moins de neige qu’avant, nous constatons plutôt que la saison se décale. Nous ouvrons moins en décembre, mais, quand nous fermons en mars, il y a encore de bonnes conditions.» Un déplacement problématique, selon les acteurs, car en fin de saison la clientèle a souvent l’esprit tourné vers les beaux jours.

«Il y aura toujours du ski aux Pléiades, il y a un microclimat très froid qui nous aide, comme une sorte de congélateur», précise Sébastien Dumusque. Des canons à neige? «Ce n’est pas une question que l’on se pose pour l’instant, nous voulons surtout défendre un cadre naturel.»

«Même sans neige, il y a plein de choses à faire. On peut se promener, il y a des sentiers didactiques, des chemins pour le VTT et les restaurants sont ouverts, argumente Jean-Luc Hunziker. Il faut que les gens s’adaptent. L’important, c’est de sortir.»

Construction de l’Espace régional

Développer et renforcer les activités, c’est l’objectif de l’Espace régional des Pléiades, en construction depuis octobre. Il disposera de dortoirs, d’une buvette avec terrasse, d’un espace d’information et de vestiaires et douches publics. Il devrait ouvrir en automne prochain. «Nous voulons faire vivre ce lieu sur les quatre saisons, avance le syndic de Blonay, Dominique Martin. Nous avons déjà des contacts avec des magasins de sport pour qu’ils mettent en location du matériel sur place.»

Un microclimat et des ambitions qui devraient permettre à la station de continuer à servir sa traditionnelle soupe aux futures générations d’écoliers.

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