Les professeurs Tournesol 3.0 exhibent leurs drôles de machines à Aigle

InnovationLe plus grand rallye de véhicules électriques a fait halte dans le Chablais. Voyage dans la mobilité de demain.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Il y a bien sûr les déclinaisons de la célèbre automobile Tesla. Mais dans le cortège de 100 véhicules qui a traversé mercredi la Suisse romande à l’enseigne du rallye Wavetrophy – que les participants appellent «la Wave» – défilent aussi des 2 CV, Cox, camionnette vintage, camion poubelles, bolide de course, motos ou vélos. Leurs points communs: être propulsés à l’électricité et accueillir des pilotes avides d’explorer la mobilité du futur. Avec sa barbe à la ZZ Top et sa moto jaune au carénage improbable, David Galeuchet se repère de loin. Chef marketing chez Solarmarkt, spécialiste suisse des composants photovoltaïques, il a craqué pour l’une des 30 e-motos du constructeur autrichien Johammer. «Une moto qui n’est pas conçue pour les hautes performances, mais dans l’e-mobilité, la performance, c’est l’économie! Sur les cols, j’ai quand même dépassé les Harley et les Goldwing.»

Jean-Luc Thuliez présente ses voitures de course à structure en biopolymère, matériau 100% recyclable tiré de… betteraves. Des véhicules profilés pour le circuit, passant de 0 à 100 km/h en trois secondes. Là encore, la performance se veut d’abord philosophique: «Les courses du futur seront raisonnables car on n’aura plus les ressources des Grands Prix actuels où on jette tout, sauf le pilote», se marre celui qui a œuvré à la conception de la Smart et pris part au projet Swatchmobile avant de mener ses propres recherches.

Pour ce directeur de start-up basé à Fribourg, l’essentiel est pourtant ailleurs: «Si on arrive à développer cela sur des voitures de course, on pourra le faire sur des voitures de ville.» Sa société Softcar espère commercialiser dès 2019 une quatre-places de tous les jours, 100% recyclable, (budget: 14 000 fr.) et dont les pièces peuvent être refaites à l’identique avec le même matériau, plutôt que d’être changées.

Paul Meeusen promène justement une Tesla sur «la Wave». Pour ce professionnel de la réassurance, l’enjeu se situe à un autre niveau: «Plus le climat change, plus nous affrontons de sinistres. Nous essayons d’encourager nos clients à changer leurs habitudes dans une démarche préventive. Rouler en véhicule électrique fait partie de cette logique pour moi. Ce circuit de la Wave prouve que l’on peut faire ce choix sans rien sacrifier, au contraire!»

Qu’en disent les connaisseurs? Rédacteur en chef de la Revue automobile, Martin Mäder pilotait mercredi la dernière e-Golf de Volkswagen. Verdict: «C’est comparable au même modèle diesel. Fiable, confortable, avec une conduite sportive.» Pour les clients, qui débourseront quelque 40 000 francs hors options pour l’une ou l’autre version, l’attrait n’est pas uniquement écologique: 7 à 8 francs par charge pour 300 kilomètres d’autonomie. A vos calculettes! (24 heures)

Créé: 15.06.2017, 08h17

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 5

La drague au parlement fédéral (paru le 16 décembre 2017)
(Image: Valott) Plus...