Passer au contenu principal

Le quai Perdonnet veut profiter des «basses eaux»

De mi-mars à mi-avril, la Ville veut monter un chantier flottant sous le pont durant cette fenêtre quadriennale.

Sur cette photo datée à la main du 19 août 1933 et tirée du «Journal officiel de Vevey», le quai Perdonnet prend peu à peu son profil définitif. Quelque cinq mois plus tôt, le 22 mars, un échafaudage s’est effondré entraînant le glissement dans le lac du quai en reconstruction avec tout le matériel de chantier, mais sans faire de victime.
Sur cette photo datée à la main du 19 août 1933 et tirée du «Journal officiel de Vevey», le quai Perdonnet prend peu à peu son profil définitif. Quelque cinq mois plus tôt, le 22 mars, un échafaudage s’est effondré entraînant le glissement dans le lac du quai en reconstruction avec tout le matériel de chantier, mais sans faire de victime.
JOURNAL OFFICIEL DE VEVEY/PHOTO RIEDER

Les navigateurs et autres baigneurs habitués à voguer ou barboter le long du quai Perdonnet n’apprendront probablement rien. Et pourtant: entre la place du Marché et la rue de l’Ancien-Port, la structure du quai veveysan est celle d’un pont. En effet, après le deuxième effondrement du quai en 1933, le bord de lac fut conçu sur un système de piles pneumatiques et pieux d’acier atteignant jusqu’à 36 mètres de profondeur. Concrètement, il est possible de se glisser sous l’ouvrage.

Une fenêtre quadriennale

Et c’est ce qui arrivera aux employés amenés à rénover les entrailles souterraines du tronçon afin de lui garantir une stabilité à long terme. La Municipalité demande à cet effet 270'000 fr. pour effectuer les travaux «entre la mi-mars et la mi-avril 2020». Un créneau qui ne doit rien au hasard: la Ville entend profiter de la fenêtre dite des «basses eaux», soit l’abaissement du niveau du Léman tous les quatre ans, pour aménager un chantier flottant.

Et à entendre Claude Lehrian, chef de service de la Direction de l’architecture, des infrastructures et de l’énergie, la structure d’accès à l’ouvrage en souffrance sera plus conséquente que lors des précédentes opérations de 2000, 2004, 2008 et 2012 (ainsi qu’en 2018). «Jusqu’ici, les travaux étaient réalisés depuis un petit radeau. Cette fois, des installations plus importantes seront mises en place pour augmenter le rendement.» Qui plus est sur un mois et non deux semaines seulement comme par le passé.

Au printemps, il sera question de veiller à la régénération d’armatures apparentes et corrodées. Plus d’une centaine de zones devront être traitées sur une surface de 75 m2. Il s’agira d’appliquer une couche antirouille sur les pièces attaquées par l’eau et de les recouvrir de mortier. «Les parties les plus touchées seront renforcées à l’aide de tissus et bandes de fibre de carbone», précise le descriptif du projet.

En remontant dans le temps, on apprend que la vie du quai Perdonnet n’a jamais été un long fleuve tranquille ces deux derniers siècles. Les chantiers de rénovation et d’amélioration sont aussi nombreux que les éboulements ou mouvements de terrain. Le quai est du reste sous supervision constante, que ce soit sur le tronçon «pont» ou sur sa partie est composée en remblai, où plusieurs fissures sont apparues, avec des contrôles accrus ces dernières années.

Au chapitre des incidents, les archives évoquent notamment une maison ayant glissé dans le lac en 1785. En 1809, c’est un glissement de terrain à la rue du Lac. La portion du quai Grande-Place - Ancien Port s’est en outre effondrée sur 100 m en mai 1877 avant de récidiver le 22 mars 1933 en plein chantier de reconstruction.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.