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Une voie rapide pour que le vélo soit plus attractif

Pro Velo Riviera rêve de fluidifier le tronçon Vevey-Villeneuve pour les deux-roues. L’association veut créer un groupe de travail en fédérant des élus de tous bords.

Manuel Goumaz (à g.) et Bernard Savoy militent pour une voie rapide et sécurisée entre Vevey et Villeneuve.
Manuel Goumaz (à g.) et Bernard Savoy militent pour une voie rapide et sécurisée entre Vevey et Villeneuve.
JEAN-PAUL GUINNARD

La votation du 23 septembre 2018 a envoyé un signe fort en ancrant le vélo dans la Constitution à 73,6%, avec Vaud en champion de la promotion du deux-roues (86,3%). Un terreau favorable pour Pro Velo Riviera à l’heure où l’association, fondée en 2007 et forte d’environ 200 membres, esquissait son idée d’une «voie rapide» entre Vevey et Villeneuve.

Une voie rapide? «L’idée est de favoriser la fluidité du trafic cycliste pour que, en temps de trajet, le vélo devienne compétitif par rapport à la voiture. Aujour­d’hui, les points chauds où les cyclistes se sentent en danger sont trop nombreux», explique Fabrice Yerly, membre du comité.

Selon lui, les études montrent en effet que nombre de personnes seraient prêtes à enfourcher plus régulièrement un vélo pour autant qu’elles aient la garantie d’être en sécurité. «Il ne s’est jamais vendu autant de vélos et vélos électriques, mais beaucoup dorment dans une cave. Nous voulons encourager leurs propriétaires à les réveiller. Et on constate que quand on développe l’infrastructure, on favorise sa pratique», note Bernard Savoy, vice-président de Pro Velo Riviera.

Limiter les stops

Dans les faits, comment fluidifier le trafic vélo sur un tronçon aussi urbanisé et construit? «Notre idéal serait une piste physiquement séparée de la route, en bidirectionnel sur le côté sud et en évitant les trottoirs de manière générale. Les bandes cyclables sont mieux que rien, mais ce n’est pas la panacée.» «Il faudra toutefois trouver le bon compromis entre idéal et pragmatisme», concède Fabrice Yerly.

Parmi les autres pistes, le cyclovoyageur Manuel Goumaz évoque des carrefours en T où il serait possible d’autoriser les vélos à poursuivre tout droit ou à tourner à droite au rouge sans se mettre en péril et dans le respect des autres usagers. «À d’autres points, on pourrait envisager de s’écarter de la route cantonale pour la reprendre plus loin», reprend-il.

Pour le détail, une étude devra être menée. Pour ce faire, Pro Velo Riviera entend mobiliser les autorités des cinq communes concernées: Vevey, La Tour-de-Peilz, Montreux, Veytaux et Villeneuve. Les mêmes qui ont organisé pour la première fois le week-end dernier la journée Dolce Riviera, qui appelait à penser l’avenir de la mobilité douce dans la région.

Les Municipalités ont été averties du projet en février. La suite consiste à créer un groupe de travail intercommunal. «Trois élus par commune, de partis différents, pour ne pas politiser le groupe.» L’objectif est aussi de développer une vision intercommunale pour rompre avec la logique des aménagements localisés au moment d’aménager des tronçons routiers.

Le projet de voie rapide a beau être dans l’air du temps, il ne manquera pas de se heurter aux défenseurs du trafic motorisé. «Nous ne nous positionnons pas comme des antivoitures, mais il faudra un certain courage politique lorsqu’il s’agira, par exemple, de toucher à certaines places de parc ou de redistribuer l’espace public.»

Pro Velo Riviera y croit. Et voit déjà plus loin avec, pourquoi pas, l’idée d’une part dédiée au vélo dans le Fonds d’équipement régional qui finance de grands projets intercommunaux.

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