«Le Régional» dénonce de faux Hodler

VeveyL’hebdomadaire affirme que les «Bûcherons» n’est pas un plâtre du célèbre peintre et que le galeriste qui en a fait commerce le savait.

Ferdinand Hodler aurait vu sa signature usurpée par un brocanteur de Châtel-Saint-Denis.

Ferdinand Hodler aurait vu sa signature usurpée par un brocanteur de Châtel-Saint-Denis. Image: Keystone

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Le Régional frappe fort dans son édition de mercredi: l’hebdomadaire gratuit révèle que les «Bûcherons», plâtre prétendument de Hodler présenté par un marchand d’art de Vevey et Genève aux médias «en grande pompe en février 2009», est en réalité un faux. A noter au passage que le galeriste en question a été déclaré en faillite fin 2013, ce qui avait surpris plusieurs personnalités, à commencer par le syndic de la ville d’Images, Laurent Ballif.

Dans les colonnes de notre confrère, Paul Müller, spécialiste de Hodler auprès de l’Institut suisse pour l’étude de l’art à Zurich (ISEA) reconnaît s’être trompé lorsqu’il l’avait authentifié et souligne que l’œuvre a depuis été retirée du catalogue officiel de Hodler, tenu par l’ISEA: «Nous n’avons pas à être actifs en le communiquant publiquement [ce retrait], mais nous ne le cachons pas pour autant.»

Signature imitée

C’est un brocanteur de Châtel-Saint-Denis qui aurait vendu le plâtre au galeriste veveysan. Ce brocanteur aurait imité la signature de l’artiste avec une fraiseuse électrique. Le galeriste aurait été averti de cette supercherie début 2010 déjà.

Pour autant, il n’a pas hésité à en vendre des tirages en bronze pour des prix de «500 000 fr. à 28 000 fr.» a calculé l'hebdomadaire gratuit, une forte fluctuation qui «laisse à elle seule penser que le galeriste se sait commettre une escroquerie.»

Le galeriste en a vendu puis tenté d’en vendre à plusieurs reprises. «Même à Claude Nobs. Je le sais, car c’est moi qui l’ai mis en relation avec ce galeriste et je le regrette», se désole un amateur d’art joint par nos soins et en bisbille avec le galeriste incriminé.

Pour expliquer par le menu les agissements du galeriste, le journal affirme s’appuyer sur une longue enquête de la police de sûreté, entamée en 2010.> (24 heures)

Créé: 11.03.2015, 15h57

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