Le roi des clowns chez son idole Charlie Chaplin

Corsier-sur-VeveyVedette de la 96e tournée du cirque Knie, le clown David Larible a visité jeudi le Manoir de Ban à Corsier-sur-Vevey, dernière demeure de son idole Charlie Chaplin

Fan de Charlie Chaplin, le clown David Larible visite le Manoir de Ban en compagnie de Géraldine Chaplin

Fan de Charlie Chaplin, le clown David Larible visite le Manoir de Ban en compagnie de Géraldine Chaplin Image: CHANTAL DERVEY

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Guidé par Géraldine Chaplin herself, David Larible, clown italien mondialement célèbre né à Vérone il y a 57 ans, découvrait jeudi pour la première fois de sa vie la demeure de Charlie Chaplin. Charlot, c’est l’idole de jeunesse et principale inspiration de cet artiste, enfant de la balle; acrobate et danseur à ses débuts. «Je dirai même que pour moi il y a Dieu, et juste après Charlie Chaplin», déclare dans un français parfait la vedette de la 96e tournée du cirque Knie.

C’est juste après la représentation du cirque national samedi à Lausanne, à laquelle assistait Géraldine, que rendez-vous a été pris pour permettre à David (57 ans) de visiter – en présence de Mary-José Knie, fidèle des lieux –  le saint des saints. «J’avais vu des photos et je ne suis pas surpris, mais j’imaginais le domaine beaucoup plus près du lac.»

Alors Géraldine lui montre «le bureau de papa où il travaillait tous les jours» ou encore «le sofa dans lequel s’asseyaient mes parents et qui faisait partie du décor de City Lights». Les Lumières de la ville est l’œuvre préférée de David Larible. «Mais, bon, pas loin il y a aussi Les Temps Modernes et Le Dictateur

A la question de savoir comment le génie de Charlot l’inspire dans son travail personnel, le lauréat du Clown d’or de Monte Carlo (l’Oscar de la profession) répond: «Par des petites touches, des mimiques, des gestes presque imperceptibles. Mais c’est surtout ses incroyables talents d’acteur, de créateur, de réalisateur et de compositeur qui me guident. Mais il ne faut pas chercher à l’imiter, ce serait du suicide (rires). Et je n’ai jamais cherché à me comparer à lui. On ne compare pas le jus de raisin avec le champagne.»

Entre la visite des étages du Manoir de Ban et celle du parc – qui feront place au printemps 2016 au Musée Chaplin –, l’Auguste clown s’isole un peu. Il scrute, pense, médite presque; visiblement ému. Dans un souffle, il glisse: «Je m’imprègne de l’âme de Charlot, un génie absolu qui a révolutionné l’art avec juste une petite canne et un chapeau à ses débuts.» Puis il remercie son hôte illustre. Avant de partir rejoindre sa caravane sur la place Bellerive, avec les «lumières de la ville» au fond des pupilles.

Christophe Boillat Journaliste RP Rédaction Riviera (24 heures)

Créé: 09.10.2014, 18h36

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