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Sandrina Cirafici assaisonne le passé du Chablais

Présidente de l’Association Cum Grano Salis, la conteuse d’Histoire met en scène depuis dix ans l’épopée du sel.

«Je suis touchée de voir que les jeunes sont capables de se mobiliser. C’est un vecteur d’espoir extraordinaire»
«Je suis touchée de voir que les jeunes sont capables de se mobiliser. C’est un vecteur d’espoir extraordinaire»
CHANTAL DERVEY

Lorsqu’on la croise sur le Sentier du Sel entre Ollon et Bex, on ne sait jamais très bien à qui l’on a affaire. Marie, l’épouse du chevrier qui découvrit la première source salée de Suisse? Sophia Duberly Delmard, qui explora les mines de sel en robe à crinoline? Ou plus simplement Sandrina Cirafici, qui incarne tous ces personnages traversant les siècles? La Bellerine se costume volontiers pour faire vivre l’épopée des mines et salines avec l’Association Cum Grano Salis (du latin: avec un grain de sel), qu’elle a fondée il y a dix ans. Archéologue, historienne et médiatrice culturelle indépendante, elle est avant tout une conteuse d’histoire: «J’aime inviter les gens à voyager dans le temps. D’ailleurs, lorsque j’évoque tel ou tel épisode, c’est uniquement au présent», précise-elle avec sa voix douce et rêveuse qui sied si bien à ces récits.

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