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Les seigneurs de la CGN ont offert une parade d’exception à Lavaux

Il faut remonter à 1998 pour voir réunis sept bateaux Belle Epoque. Idéal pour fêter les dix ans du vignoble labellisé Unesco.

11'000 personnes ont assisté au spectacle, soit sur les quais de Cully, soit sur les terrasses de Lavaux.
11'000 personnes ont assisté au spectacle, soit sur les quais de Cully, soit sur les terrasses de Lavaux.
KEYSTONE/THOMAS DELLEY

La dernière fois que la traditionnelle parade de la Compagnie générale de navigation sur le lac Léman (CGN) a réuni sept de ses bateaux Belle Epoque à roues à aubes, c’était en avril 1998. Ils étaient même huit, avec l’Helvétie, qui attend désormais une rénovation en profondeur. Ce dimanche, l’Italie, le Montreux, le Rhône, le Savoie, le Simplon, La Suisse et le Vevey ont croisé au large de Cully, et pour cause: la CGN a salué à sa manière les 10 ans d’inscription du vignoble de Lavaux au Patrimoine mondial de l’Unesco.

En 1998, le chef d’orchestre était le même, Olivier Chenaux. Le premier capitaine inaugurait alors sa casquette de patron de l’événement. La CGN fêtait ses 125 ans et avait prévu un événement sur deux jours, à Vevey et à Nyon, avec ses huit stars du lac. «Même avec sept, c’est une sensation assez particulière, explique Olivier Chenaux, très concentré, dans la cabine de La Suisse. D’autant qu’il a fallu beaucoup lutter pour ça.» Une allusion aux nombreuses rénovations consenties pour rendre son lustre à un patrimoine dont la cote de popularité ne s’est jamais érodée.

Pour preuve, 11'000 personnes se sont massées cette année encore sur les quais et les rochers des berges de Cully ou plus en hauteur, au cœur même des vignes en terrasses. S’y ajoutent les 2200 personnes qui ont assisté au spectacle depuis le pont d’un des sept navires.

Une vigilance sans faille

Au fil de la quinzaine de parades à son actif, Olivier Chenaux est devenu, selon ses propres termes, «le chorégraphe de ces rats d’opéra centenaires à l’embonpoint certain avec leurs 400 tonnes». Pourtant, radio à la main, il admet une certaine nervosité, ressent le besoin «de rester dans sa bulle» pour coordonner les mouvements de ces seigneurs du lac. Au point de plaisanter sur le meilleur moment du spectacle: «Quand c’est fini!»

A la hauteur de Saint-Saphorin, on constitue deux lignes de trois avec l’Italie qui passe au milieu; face au Dézaley, on pose en diagonale sur fond de vignoble; on finit en rangs serrés face à la berge de Cully pour le traditionnel coup de sifflet et le lâcher de ballons afin de remercier le public: le programme est réglé comme du papier à musique. Il faut veiller à limiter les temps de transition entre chaque tableau, rester à l’affût de tout souci météo. «Il y avait de la risée (ndlr: une faible rafale) lors du salut final, vous avez senti les bateaux dériver un peu?»

Les yeux du premier capitaine et de son timonier veillent surtout aux très nombreux bateaux de plaisance et voiliers de sortie en ce dimanche ensoleillé. Les navettes de la police et du sauvetage sont précieuses pour se frayer un passage sans accrochage.

Reste l’essence de l’événement: son côté festif. Olivier Chenaux n’en finit pas de faire siffler La Suisse pour répondre à un train CFF, à un bateau ou en guise de clin d’œil à un ami qui l’appelle depuis Lavaux. Sans compter les salutations de la main à l’infini: «Des fois, j’ai l’impression d’être la reine d’Angleterre.»

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