Le sentier lacustre de La Tour-de-Peilz s’embourbe

UrbanismeAttendu depuis 2010, le projet de chemin piétonnier au bord du lac suscite impatience et colère.

Long de 2 kilomètres, le sentier est prévu entre le Bain des Dames et la plage de la Maladaire.

Long de 2 kilomètres, le sentier est prévu entre le Bain des Dames et la plage de la Maladaire. Image: Keystone-A

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Le projet de sentier lacustre est toujours au point mort à La Tour-de-Peilz. La situation fâche en ville, et c’est dans les rangs du Conseil communal que l’on grogne le plus fort. En première ligne, Gilbert Vernez, fougueux conseiller communal socialiste et ancien président de l’association Rives du lac, qui milite pour la création de ce chemin piétonnier. Rappelant que les habitants de la ville avaient accepté le projet en 2010 déjà, l’élu, «amer et écœuré», a fustigé les autorités en plénum la semaine dernière.

Dans son viseur, la Municipalité et la majorité de droite du Conseil communal, coupables, à ses yeux, de manifester «une opposition farouche et répétée» au sentier de 2 km prévu entre le Bain des Dames et la plage de la Maladaire. Sa collègue Verte, Geneviève Pasche, également vice-présidente de l’association Rives du lac, lui emboîte le pas: «Nous avons appris que l’étude du tracé était prévue par tronçons, et non d’une traite. Pour le reste et jusqu’ici, nous nous heurtons à un mur. Personne ne veut bouger.»

Le Canton met la pression
L'an dernier, le Canton avait enjoint les autorités à passer la deuxième vitesse et aménager le chemin «dans les meilleurs délais». Où en est-on aujourd’hui? Le syndic Lyonel Kaufmann est peu disert: «La prochaine étape consistera en l’élaboration d’un nouveau préavis», indique l’édile. A quelle échéance ce document sera-t-il rédigé? «Le calendrier n’a, pour l’instant, pas été établi», répond le syndic qui refuse de faire d’autres commentaires sur ce dossier particulièrement sensible.

«Face à cet immobilisme, le Canton ne dispose que d’un pouvoir incitatif fort, mais pas contraignant», gronde Geneviève Pasche. Contactée ce mardi, la conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro confirme: «L’accès public aux rives relève de la compétence communale.» (24 heures)

Créé: 16.09.2014, 16h49

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