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Les sociétés aiglonnes débattent de l’usage de leur future salle

L’Espace Événements des Glariers, qui doit ouvrir ses portes à l’automne 2022, soulève des interrogations.

Le futur Espace événementiel des Glariers.
Le futur Espace événementiel des Glariers.
©Graber Petter Architectes Sàrl

La Municipalité aiglonne l’a clairement annoncé lors de la présentation du projet, l’Espace Événements des Glariers (EEG) sera «de manière totalement prioritaire la maison de nos sociétés locales». L’ouverture de ce vaste espace polyvalent et modulable est prévue pour septembre 2022. Il remplacera la vétuste halle des Glariers, dont le coût de réhabilitation est trop élevé.

La future salle, devisée à environ 25 millions de francs, est conçue pour accueillir une vraie saison culturelle ponctuée par des spectacles divers, des congrès, séminaires et autres manifestations. Chassot Concept en assumera programmation et organisation. En revanche, la salle ne sera pas adaptée aux manifestations sportives. Seules des démonstrations pourront être présentées. «Du coup, ce ne sera pas possible pour nous de l’utiliser. Nous poursuivrons nos activités à la salle de la Planchette», résume Marcel­Jacques Bacca, président du Club de tennis de table d’Aigle.

Sous l’EEG, un parking à deux niveaux avec 180 places de parc sera construit. Au rez, on trouvera une scène et une salle pouvant accueillir 900 personnes. L’étage se compose principalement de quatre salles de dimensions variables, dont deux modulables, pour une capacité globale d’environ 300 places.

«Indéniablement un plus»

Selon leurs besoins, les sociétés locales pourront utiliser les différents espaces. À ce jour, le chef-lieu du district en compte 47, regroupées sous la houlette de l’Union des sociétés locales d’Aigle (USLA), présidée par Évelyne Neji. «Franchement, c’est un très beau projet, érigé sur un emplacement idéal, proche du centre, facilement accessible même pour les personnes non motorisées.» Président de la Fanfare municipale d’Aigle, qui joue habituellement à la salle de l’Aiglon, Alain Bassang est sur le même registre: «Enfin Aigle sera dotée d’une vraie salle de concert. C’est un vrai plus aussi pour la région. Ça va nous permettre d’organiser des manifestations de plus grande envergure, comme des fêtes cantonales.»

Président de la revue satirique à succès «Aigle s’éclate», Pierre-Yves Brélaz est plus circonspect: «Si le projet est globalement bon, nous avons de la peine à nous projeter, savoir si cette salle est vraiment adaptée à notre concept. Chaque année, nous jouons onze soirs avec repas pour 150 personnes chaque fois à l’Aiglon. Avec les répétitions, nous occupons cet espace durant deux mois.»

«Aigle sera dotée d’une vraie salle de concert. Un vrai plus pour la région. On va pouvoir organiser des manifestations de plus grande envergure»

Michel Olloz est président du Photo-Club Aigle. «Actuellement, nous exposons gratuitement dans le hall de l’Hôtel de Ville. Mais c’est trop étriqué. La nouvelle salle, espace réellement culturel, nous permettra de mieux présenter les travaux des photographes. Pour autant que les conditions de locations soient intéressantes, car nous ne produisons pas de bénéfice, à l’exception de la vente de quelques clichés.» Les coûts de location interrogent. «Clairement, le point de vue de l’USLA est que nous avons un petit doute et des incertitudes quant aux tarifs de location de la salle. On n’a pas de prix ferme. On ne sait pas si nous pourrons organiser des buvettes, source importante de rentrées financières, notamment lors des lotos, ou s’il faudra louer à un gérant. Et, du coup, quel bénéfice en tirer», détaille Évelyne Neji. «Là, on est totalement dans le flou», renchérit Pierre-Yves Brélaz.

Selon le préavis, les locations de la grande salle seront plurielles, allant de moins de 1000 francs pour les sociétés locales à 4000 francs pour d’autres manifestations. Les locations comprennent aussi bien une assistance sur place que la sonorisation ou le nettoyage, mais pas le matériel technique de concert, ni le mobilier et la cuisine.

Municipale PLR chargée du projet, Isabelle Rime se veut rassurante: «Pour les plus petites salles de l’étage, le prix sera de 150 francs pour les sociétés locales. Après, tout reste à discuter autour de la table. Pour l’heure, nous en sommes au projet et les détails devront être affinés. L’important, c’est que cette salle vive et que tout le monde y trouve son compte.»

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