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A La Tour-de-Peilz, un écoquartier peine à convaincre

Une modification du plan partiel d’affectation des terrains situés dans la zone de protection de La Doges fait débat

LaTour-de-Peilz (VD), le 9 avril 2005. Visite, proposée par Serge Ansermet, du WWF, de la maison écologique conçue par M. et Mme Guisan. De nombreux visiteurs intéressés par cette réalisation.
LaTour-de-Peilz (VD), le 9 avril 2005. Visite, proposée par Serge Ansermet, du WWF, de la maison écologique conçue par M. et Mme Guisan. De nombreux visiteurs intéressés par cette réalisation.
Arnold Burgherr/Archives

Depuis la butte au-dessus du domaine de La Doges, dans les hauts de La Tour-de-Peilz, on est frappé par le calme et la vue bucolique sur le lac. Une situation qui pourrait changer, suite à une modification prévue du plan partiel d’affectation (PPA). La Commune veut en effet protéger ce terrain vallonné entre La Doges et une maison de maître en contre-haut. En échange, elle rendrait constructible un coteau jusque-là préservé.

C’est là que le bât blesse: «Dans sa planification, la Commune a délimité cette colline comme zone de verdure à protéger. Pourquoi la détruire alors qu’on ne connaît pas le potentiel de densification des zones déjà bâties?» questionne Me Laurent Pfeiffer, avocat d’un groupe d’opposants au PPA. Ces derniers brandissent d’autres arguments, comme la hauteur des bâtiments et la marge de manœuvre laissée au promoteur pour densifier.

Un projet écologique en gestation depuis sept ans

L’histoire commence en 2009. Les propriétaires – les Guisan – décident de valoriser leur parcelle, où ils ont déjà construit une villa bioclimatique. Ils cherchent un projet respectant leurs valeurs et les enseignements qui ont rendu célèbre cette maison. Leur choix se porte sur un projet d’Implenia de quartier écologique. Echanges thermiques raisonnés, centrale à bois, récupération des eaux de pluie et panneaux solaires visent notamment à produire au moins autant d’énergie que celle qui est consommée. Le quartier serait piétonnier, encourageant la cohésion sociale.

Problème: la zone constructible a été amputée de moitié au moment du classement de La Doges – la propriété voisine léguée à Patrimoine Suisse. Dès lors, les Guisan, la Commune et cette institution ont entamé une réflexion commune. Cette démarche a abouti au remaniement de la zone, rendant ainsi la colline constructible en échange de celle protégée derrière La Doges.

La société Implenia, consciente de la sensibilité des lieux, fait le maximum pour convaincre du bien-fondé du projet, en consultant notamment les riverains. L’enjeu est de taille: avec la réaffectation, les constructions gagneraient une vue imprenable sur le Léman. «Nous voulons démocratiser les vues, avec un projet social et respectueux de l’environnement», explique Thomas Jomini, responsable développements immobiliers à Implenia.

La question est posée ce mercredi soir au Conseil communal

La Municipalité propose de lever les oppositions à ce PPA. La commission chargée d’étudier le dossier aurait émis un avis contraire, selon nos sources. Le Conseil communal tranchera ce mercredi.

En cas de oui, les opposants sont déterminés à faire recours. La Fondation Franz Weber pourrait également suivre.

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