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A La Tour-de-Peilz, un portail fermé hérisse les partisans du sentier

Invoquant la loi sur le marchepied, les défenseurs du futur chemin piétonnier au bord du lac saisissent la justice.

Le portail tout neuf a été installé et verrouillé l’été dernier, à l’extrémité ouest de la plage de la Maladaire.
Le portail tout neuf a été installé et verrouillé l’été dernier, à l’extrémité ouest de la plage de la Maladaire.
Chantal Dervey

A La Tour-de-Peilz, on est encore loin de relier à pied et au bord du lac la plage de la Maladaire à celle de La Becque. Selon les projections les plus optimistes, ce projet, pourtant accepté par 55% des votants en 2010, ne verra pas le jour avant 2020.

Un délai qui irrite au plus haut point les défenseurs du futur sentier piétonnier. Regroupés au sein de l’Association des rives du lac (ARL), ils pointent du doigt les autorités communales, accusées de jouer la montre pour ménager les intérêts des 28 propriétaires qui vivent le long du tracé. Et depuis quelques mois, c’est la fermeture d’un portail situé à l’extrémité ouest de la plage de la Maladaire qui hérisse les membres de l’association. La porte grillagée, en place depuis plusieurs années, avait été démontée lors des gros travaux menés dernièrement dans le secteur: les ouvriers ont en effet construit là la station de pompage du nouveau réseau de chauffage à distance de la ville. Une fois le chantier achevé, un portail flambant neuf a été installé et verrouillé. Ce qui fait bondir les militants de l’ARL. «Le nouveau portail, plus large que le précédent, a été mis en place l’été dernier. C’est tout à fait contraire à la loi sur le marchepied, qui stipule qu’il doit être laissé, le long de la rive et sur une largeur de 2 m, un espace libre de tout obstacle», tempête Geneviève Pasche, présidente de l’association.

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