«Le touriste cherche des expériences atypiques»
Les DiableretsLe Forum Ecovillages a esquissé des pistes pour l’avenir du tourisme d’altitude. Manque parfois un discours plus concret.
Vendre des souvenirs au touriste. Lui offrir des activités quatre-saisons. Se démarquer de la station voisine. Miser sur l’authenticité. Vendredi, le débat organisé dans le cadre du 6e Forum Ecovillages des Diablerets a avancé de nombreuses idées pour redonner un coup de fouet à l’économie de montagne. Incarnées par des projets concrets tels que le Magic Pass (sésame donnant accès à 25 domaines skiables romands à prix cassé) ou le Lodge 2800 (projet novateur d’hôtel de haute altitude sur les ruines de Super-Saint-Bernard), les impulsions sont là. Mais le discours, notamment celui d’Isabelle Frochot, responsable master parcours management et développement de tourisme à l’Université de Savoie, reste parfois très éloigné de la réalité du terrain.
L'éditorial: Soigner l’accueil autant que la nature
Vous enjoignez les stations à miser sur un tourisme quatre-saisons. Vous enfoncez des portes ouvertes, non?
Les mentalités sont encore très tournées vers le ski. Les acteurs régionaux – remontées mécaniques mais aussi hôteliers, commerçants – réfléchissent trop souvent aux moyens de prolonger au maximum la saison, plutôt que de penser à une alternative.
Pour vous, l’alternative est d’offrir de l’authenticité, des expériences, des souvenirs. Beaucoup de stations de la région proposent déjà cela. Où sont les cars de touristes?
Le vrai défi se pose en ces termes: «Comment vend-on cette offre?» Si un touriste se balade dans une station et passe à côté d’une belle fleur, est-ce qu’il la verra? Il faut déjà la lui montrer. Et ensuite la faire vivre en racontant une histoire autour de cette fleur. L’enjeu est de faire entrer l’hôte dans l’expérience. Le marketing «expérientiel» part d’une idée simple. Mais commercialiser cette simplicité nécessite une réflexion complexe.
Comment s’y prendre pour surprendre l’hôte?
Il est vrai que l’on peut voir un fromager à l’œuvre dans quasi toutes les stations. Ce n’est plus original. Mais il y a des manières simples de surprendre. Un hôtelier peut par exemple «délocaliser» son apéritif pour le servir exceptionnellement dans un lieu inhabituel. Au Danemark, on a créé une visite guidée d’une ville racontée par d’anciens toxicomanes. Pour ce qui est de laisser des souvenirs, c’est fort! Les gens sont à la recherche d’expériences atypiques. Et ce sont elles qui vont faire le buzz, attirer l’attention des médias…
Créé: 25.08.2017, 22h10
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