Passer au contenu principal

Trois Chablais, 128 sites, une carte

Pour la première fois, les hauts lieux chablaisiens figurent sur une seule carte. Une nouvelle approche du tourisme qui se joue des frontières.

La marmite glaciaire de Bex figure parmi les 128 attraits touristiques du Chablais transfrontalier
La marmite glaciaire de Bex figure parmi les 128 attraits touristiques du Chablais transfrontalier
Chantal Dervey/A

Il a fallu convaincre, amener les récalcitrants à sortir d’une vision étriquée du tourisme. Mais elle est bel et bien sortie de presse à 60 000 exemplaires, la carte qui répertorie 128 sites touristiques des trois Chablais. Plus de 40 000 exemplaires ont été commandés par les Offices de tourisme du périmètre qui englobe les territoires français, valaisan et vaudois de la «tête du lac», étirée entre plaine et Alpes.

Ce travail chapeauté par Chablais Région a été mené en une poignée de semaines par la directrice de l’Office du tourisme de Monthey, Caroline Dayen, désireuse d’offrir enfin aux hôtes un document unique réunissant l’offre de la région proche. Une approche du tourisme dans l’air du temps, qui se veut plus collaborative. «Les acteurs du tourisme réalisent qu’ils doivent être plus solidaires et travailler sur des périmètres plus larges, note Georges Mariétan, secrétaire général de Chablais Région. C’est lié à une population elle-même de plus en plus mobile, prête à explorer un rayon étendu. On ne peut plus garder les vacanciers sous cloche. Les gens restent en station l’hiver pour le ski, mais ils apprécient de voyager d’un point à l’autre le reste du temps.»

Classés en six thématiques, les points d’intérêts des trois Chablais soulignent la complémentarité de l’offre recouvrant 28 communes suisses et 22 françaises. Sites naturels ou patrimoniaux, plages et bains thermaux, parcs d’aventure ou de loisirs, musées, espaces culturels, les auteurs de la carte ont presque été surpris eux-mêmes de la richesse de leur territoire. «Nous avons découvert plein de choses, se réjouit la cheffe de projet Caroline Dayen. Grâce aux contacts avec les autres offices notre connaissance de la région a évolué. Désormais, nous renseignons la clientèle différemment.»

La carte proposée reste très conventionnelle est n’exploite pas les nouvelles technologies, qui auraient permis notamment de renvoyer les curieux à des informations détaillées sur les lieux référencés. S’ils n’excluent pas une version interactive par la suite, les auteurs s’en sont tenus au support papier en réponse à la demande pour ce type de support aux guichets. Exemple, la carte de Valais Tourisme pour le Vieux-Pays atteint les 150 000 exemplaires distribués en deux ans.

A plus long terme, Chablais Région conçoit ce travail comme un jalon dans une réflexion plus large sur la mobilité, avec en ligne de mire l’éventualité d’un RER Sud-Léman: «Cette carte pourrait inciter à davantage de déplacements entre les trois Chablais ce qui serait un argument en faveur de cette ligne», estime Georges Mariétan.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.