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La raffinerie Tamoil de Collombey ne rouvrira pas

Le site commencera à être démantelé dès le premier semestre 2020. 24 à 36 mois de travaux. Assainissement en cours.

A l'arrêt depuis 2015, la raffinerie Tamoil commencera à être démontée dans moins d'un an.
A l'arrêt depuis 2015, la raffinerie Tamoil commencera à être démontée dans moins d'un an.
Chantal Dervey- Archives

«Nous allons commencer les travaux de démantèlement de la raffinerie Tamoil SA à Collombey (VS) à partir du premier semestre 2020», a annoncé Stéphane Trachsler, porte-parole de la société pétrolière, mardi matin à Monthey. Il était présent avec le directeur du site Pierluigi Colombo lors de la présentation par le Canton du Valais du bilan des 10 ans de travaux d'assainissement des sites pollués sur tout le territoire-

Fermée depuis 2015, l'usine Tamoil, construite en 1961, ne reprendra donc pas son activité, alors que l'Etat avait fixé au début de 2020 la date limite pour une remise en service. L'option était privilégiée alors que toutes les installations ont été nettoyées et mises sous azote.

La déconstruction «va s'étendre sur une période comprise entre 24 et 36 mois», précise Pierluigi Colombo. Ce ne sont pas moins de 250 km d'acier, 54 réservoirs et 1200 unités qu'il faudra démonter.

Vente en partie?

Tamoil qui est la marque commerciale du hollandais Oilinvest garantira le financement de la démolition à hauteur de 10 millions de francs (qui concerne cuves et installation de raffinage, hormis les bâtiments administratifs), desquels elle pourra déduire une partie de la revente. Entre 10 et 20 sociétés ont demandé des dossiers ces dernières années en ce sens, mais apparemment aucune reprise du site n'a donc été menée à bien.

La direction imagine désormais vendre d'occasion des parties des installations, pour récupérer quelques millions de francs. «Surtout l'acier et l'unité de cracking très performante et relativement récente puisqu'elle date de 2004», poursuit Stéphane Trachsler.

L'assainissement a commencé

Sur les 120 hectares occupés par Tamoil à Collombey, l’assainissement a débuté cette année. Il concerne cinq surfaces d'environ 4 hectares (3% du site) de la parcelle propriété de Tamoil. Trois autres doivent être régulièrement contrôlées. Des tests sont menés tous les neuf mois.«Nous avons l'obligation de dépolluer avant 2028, mais nous espérons y parvenir d'ici 2023», conclut Pierluigi Colombo.

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