La vacance d’un siège UDC pourrait rappeler les Montreusiens aux urnes

Conseil communalUn an après les élections, l’UDC ne parvient déjà plus à garnir tous ses sièges au Conseil communal. Le parti recherche activement… via Facebook.

Le Conseil communal de Montreux siège dans l'aula du collège Montreux-Est. Il compte 100 élus, 99 actuellement.

Le Conseil communal de Montreux siège dans l'aula du collège Montreux-Est. Il compte 100 élus, 99 actuellement. Image: ©ARCHI-DT SA

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Une élection complémentaire pourrait être prochainement organisée à Montreux. La raison? la vacance d’un siège UDC au Conseil communal de la 3e ville du canton. Le parti a légalement cinq semaines pour combler ce manque. Il s’y active. Principalement sur Facebook.

«Devenez conseiller communal à Montreux! La politique vous intéresse, vous voulez participer activement à la bonne marche de votre ville et proposer vos idées? UDC Montreux mène une politique de centre droit axée sur l’intérêt de notre ville avant celle des partis! Rejoignez les rangs de notre section, nous recherchons des membres motivés et intéressés.» Cette annonce, reproduite en partie, figure depuis une dizaine de jours sur la page de l’UDC Montreux.

«C’est un des moyens de communication devenu quasi incontournable de nos jours», argumente Tal Luder, nouveau président du parti. «La section a été remaniée. Certains de nos membres actifs en politique ont décidé de passer la main. Recruter des membres est un travail continu et il n’est pas aisé de trouver des citoyens motivés et disponibles pour une activité politique de milice», complète le président.

11 sièges, 10 conseillers

Depuis les élections communales de 2016, le parti dispose de onze sièges. Et depuis quelques semaines, de seulement dix élus pour les occuper. Ce fauteuil vacant s’explique par des démissions, pas complètement comblées. La dernière en date est celle de l’ancien président de la section, Christian Gaignat.

«J’ai été déçu de ne pas être élu en assemblée générale. Elle a choisi, de manière totalement démocratique, il faut le reconnaître, un nouveau président. Je n’étais pas en phase avec lui. J’ai préféré renoncer.»

Cette démission, couplée avec celle, précédente, de René Chevalley – «pour raisons essentiellement professionnelles, puisque je me rends souvent à l’étranger», a expliqué ce dernier –, n’indique pas de bisbille particulière au sein de la formation. Ce qui fut le cas ces dernières années. «C’est vrai, il y a eu des problèmes dans la section par le passé. Mais aujourd’hui le calme est revenu. Ça se passe bien», assure Catherine Buchet, cheffe de groupe au Conseil communal.

Conformément à la loi vaudoise sur l’exercice des droits politiques, le bureau du Conseil communal doit aviser par courrier la formation politique en manque d’élus au corps délibérant de la nécessité de repourvoir le ou les sièges vacants. Cette dernière doit assermenter un citoyen à la charge de conseiller communal dans un délai maximum, on l’a dit, de cinq semaines.

«Nous avons écrit jeudi à l’UDC en ce sens», confirme Christian Bécherraz, président socialiste du Conseil communal. La date de la séance du 21 juin sera l’échéance pour agréer un nouvel élu. «Cinq semaines, c’est court, mais nous voulons nous donner le temps d’auditionner correctement les candidats. Dans le but de présenter quelqu’un de fiable, responsable et bien sûr acquis à nos idées», résume Catherine Buchet, cheffe de groupe au Conseil communal.

En cas d’échec, une élection complémentaire sera donc organisée par la Commune. Où l’on espère que l’UDC parvienne à ses fins. «De manière à nous éviter d’organiser ce suffrage qui générerait de surcroît des frais de plusieurs milliers de francs», indique le secrétaire municipal Olivier Rapin.

Précédent à Renens

La tenue d’élections complémentaires durant une législature (cinq ans) n’est pas inédite. Surtout dans le système majoritaire privilégié par les communes de moins de 3000 habitants. Ce fut par exemple le cas lors du précédent exercice à Eysins ou à Veytaux. Dans le système proportionnel, c’est rare. Un exemple: Renens, en 2015. Avec, là encore, un siège laissé vacant par la section UDC.

Différence notable avec Montreux, le cas renanais survenait juste quelques mois avant les communales générales de 2016, alors que sur la Perle de la Riviera, c’est un an seulement après ce dernier scrutin.

D’où la nécessité pour l’UDC locale de trouver non seulement un candidat, mais suffisamment de suppléants. Histoire de ne pas se retrouver le bec dans l’eau en cas de nouvelle démission. (24 heures)

Créé: 16.05.2017, 14h37

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