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Vevey irrite Nestlé et Retraites Populaires

Les deux sociétés s’opposent au gel des constructions à Plan-Dessus, de même qu’une association de riverains.

L'Association des Amis de Copet demande que l'avenue de Gilamont et l'ancienne usine Tusa (photo), sur laquelle 114 appartements sont prévus, soient soumis à la zone réservée.
L'Association des Amis de Copet demande que l'avenue de Gilamont et l'ancienne usine Tusa (photo), sur laquelle 114 appartements sont prévus, soient soumis à la zone réservée.
Chantal Dervey

La Municipalité a décrété en septembre le blocage de tout projet immobilier d’envergure en ville de Vevey. L’objectif? Se laisser le temps de réviser ses documents obsolètes de politique urbanistique. À Plan-Dessus, elle est allée plus loin cet automne en décrétant une zone réservée qui exclut tout projet de permis de construire important en attendant les nouvelles règles.

Restait l’obligation légale de la mise à l’enquête. Celle-ci s’est soldée par un nombre important d’oppositions, dont celles de Nestlé et de Retraites Populaires, prévisibles au vu de leurs projets dans le quartier. Les autres signataires se regroupent au sein de l’Association des amis de Copet (lire ci-contre).

Si Nestlé fulmine, c’est qu’elle entend créer «plus de 8000 m2 de surface habitable», soit environ 100 appartements, sur deux de ses parcelles. Elle considère en outre avoir répondu à toutes les conditions émises par la Ville depuis le début des démarches en 2014, notamment un minimum de 20% de logements d’utilité publique et 60 places de parc à disposition du futur collège de Gilamont. «La mise en attente de ces projets heurte frontalement le principe de bonne foi», attaque-t-elle. «Nestlé se trompe de combat, rétorque Julien Cainne, chef de la Direction de l’urbanisme, de la mobilité et du développement durable. Le blocage de ses projets ne découle pas de la zone réservée mais de la mise en attente de projets d’envergure dans toute la ville. Même sans zone réservée, ses deux projets auraient dû attendre.»

Retraites Populaires était aussi à bout touchant avec son projet de deux bâtiments et plus de 40 appartements au quai de Copet, en gestation depuis septembre 2016. La société de prévoyance n’a d’ailleurs pas hésité à le mettre à l’enquête en novembre (aucune opposition), malgré la certitude de ne pas obtenir le permis de construire. Elle demande «l’abandon» pur et simple de la zone réservée ou une exception pour ses parcelles. Lorraine Clément, sous-directrice et porte-parole, ajoute que les discussions avec Vevey continuent, mais qu’à défaut d’un compromis «nous défendrons ce projet par une action juridique».

«Nestlé et Retraites Populaires ont entrepris des démarches, il est vrai, mais rien ne sera jeté à la poubelle, précise Julien Cainne. De plus, il faut dire qu’au jeu des oppositions et recours, cela risque de prendre plus de temps que si on laisse le processus aller de l’avant sereinement.» La zone réservée sera maintenue au minimum trois ans, soit le temps nécessaire pour édicter les lignes directrices des nouveaux règlements. Seul le Conseil communal, qui devra valider la zone réservée, pourra changer la donne s’il le juge nécessaire.

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