Vevey priée de développer son label «ville d’images»

Politique culturelleLes idées issues des États généraux de la culture ont été présentées. Des collaborations interdisciplinaires seront sans doute développées.

Les États généraux de la Culture ont été initiés le 27 février. Une centaine de personnes – issues de la culture, mais aussi du tourisme, de l’économie ou de l’urbanisme – se sont rencontrées dans des ateliers thématiques. Leurs conclusions ont été présentées lundi. Des collaborations interdisciplinaires sont espérées.

Les États généraux de la Culture ont été initiés le 27 février. Une centaine de personnes – issues de la culture, mais aussi du tourisme, de l’économie ou de l’urbanisme – se sont rencontrées dans des ateliers thématiques. Leurs conclusions ont été présentées lundi. Des collaborations interdisciplinaires sont espérées. Image: Céline Michel

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«Avec son label «ville d’images», Vevey a été précurseur en marketing urbain, mais il y a trop peu de réalisations concrètes hors du Festival Images.» Grégoire Chappuis, vice-directeur de Montreux-Vevey Tourisme, a ainsi donné le ton de la soirée de ce lundi. Lors de la clôture des États généraux de la culture, parmi les nombreuses idées il a en effet beaucoup été question du label «Vevey ville d’images» pour lequel il manque un document stratégique, une vision à long terme, accompagnés d’une communication innovante, selon les participants. «Ce concept est peu visible hors festival, a souligné Nicolas Savary, maître au CEPV. Des expositions à ciel ouvert pourraient être organisées.» D’autres propositions ont été émises, visant à faire de Vevey un «musée à ciel ouvert»: affichage sur les façades, couverture d’échafaudages par des photos XXL ou création d’un Centre urbain de l’image.

Pour rappel, les États généraux de la culture ont été initiés le 27 février. Une centaine de personnes – issues de la culture, mais aussi du tourisme, de l’économie ou de l’urbanisme – se sont rencontrées dans des ateliers thématiques. Leurs conclusions ont été présentées lundi. Des collaborations interdisciplinaires sont espérées.

Que les touristes fassent l’expérience d’une ville d’images 365 jours par an serait un atout, selon Jay Gauer, directeur des Trois Couronnes: «Les mêmes questions se sont posées à Montreux, pour le Festival de jazz. Les bustes de jazzmen ont été installés et un Jazz Café a été ouvert. D’autres réflexions sont en cours pour améliorer la présence du jazz à l’année. Le Festival Images draine un public international. Nous ne voulons pas nous substituer aux objectifs de la Ville, mais nous voulons que Vevey se différencie d’autres destinations. C’est un cercle vertueux: plus de touristes représentent plus de nuitées qui amèneront plus de moyens pour notre culture, par la taxe de séjour ou les emplois.»

Le directeur joue le jeu depuis 2010: une aile de son palace reste notamment recouverte d’une photo monumentale entre deux éditions du festival biennal. «Nous devons réfléchir tous ensemble à rendre notre ville plus belle. Cette volonté de décloisonner existe: il y a une belle énergie dans ce sens en ce moment à Vevey.»

Selon le groupe de travail auquel Jay Gauer a participé, «pour chaque intervention sur le domaine public, il faudrait penser en termes d’images». L’architecte et urbaniste Blaise Sahy a mis en garde, à titre personnel: «Incarner le label ne doit pas revenir à accrocher à tout prix des images partout dans la ville. L’espace public est déjà encombré, le résultat d’une accumulation sans vision globale cohérente. Il faut rester critiques!» Directeur du Festival Images, Stefano Stoll abonde: «Le label ne doit pas devenir un prétexte. Chaque projet doit amener une valeur ajoutée innovante, qualitative et inspirante.» Préavis attendu pour 2018 Côté acteurs culturels, les manques de moyens, de locaux et de logements sont ressortis fortement. «La première étape de ces États généraux était de se mettre à l’écoute, y compris des citoyens. Il n’y a eu aucune proposition farfelue. Le fait d’intégrer d’autres métiers a été très instructif. Nous allons maintenant sélectionner et enrichir les propositions.» La Municipalité présentera un préavis l’an prochain, qui servira de lignes directrices à la culture pour les dix prochaines années. «Et le constat est partagé que l’offre est large et de qualité», se réjouit Marie Neumann. (24 heures)

Créé: 28.11.2017, 19h55

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