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Une Veveysanne part à la conquête des podiums

Dans son style atypique, Julie Handloser sera l'une des finalistes du concours Top Model Europe ce dimanche à Bruxelles.

Artiste, la Veveysanne veut devenir mannequin.
Artiste, la Veveysanne veut devenir mannequin.
Chantal Dervey

Pour l’interview, Julie Handloser arrive tout apprêtée. Le sujet et la photo du jour le requièrent a priori: la Veveysanne sera l’une des sept Suisses (dont deux autres Vaudois) ce dimanche à Bruxelles lors de la grande finale du concours Top Model Europe 2020. Au terme d’un an de sélection, elle a su se démarquer parmi les plus de 10'000 candidates présentes sur la ligne de départ (25'000 avec les hommes).

Dans sa catégorie «mannequin», elles ne sont plus que 25. Ses vêtements semblent pourtant incongrus dans le décor multicolore et en joyeux désordre de l’atelier artistique L’Original, dont elle est «tombée en amour il y a un an». Ici, elle laisse vêtements classieux et talons hauts au vestiaire pour revêtir sa deuxième peau: bleu de travail et chaussures robustes.

Après quelques années à décorer les vitrines de grandes surfaces, l’ancienne élève du CEPV de Vevey et polydesigner 3D de formation s’épanouit comme jamais sur les bords de la Baye de Montreux, où elle s’applique à valoriser les œuvres du maître des lieux, l’artiste Nicolas Bamert. «Je sortais d’une période où j’essayais de restructurer ma vie, confie-t-elle. J’avais besoin de pouvoir toucher à nouveau de la matière, de me sentir libre et créative.» Le métal, le bois, la peinture sont son lot quotidien et elle adore s’initier à de nouvelles pratiques comme la soudure, la découpe au plasma ou le brasage.

L’occasion d'une vie

Au moment de la séance photo, la transformation est donc saisissante. Et elle en dit long sur le profil peu conventionnel de la jeune femme. «À 29 ans, je fais déjà partie des anciennes dans le milieu du mannequinat», nuance-t-elle. Tant mieux, se dit celle qui entend miser sur ses différences. Celles-là même qui, du reste, ont déjà convaincu plusieurs jurys sur dossier, puis lors des présélections de Lyon et de Montpellier.

«J’ai envie de donner le meilleur de moi-même. J’ai fait un travail psychologique et je suis prête»

Premier atout, son physique moins classique avec ses bouclettes et ses taches de rousseur, loin du cliché de la blonde aux longs cheveux et visage de cire. Son regard bleu vif aussi, tout en détermination. Plus que jamais, admet celle qui a laissé trop longtemps de côté son rêve, celui de la petite fille qui se déguisait pour jouer les starlettes devant l’objectif en rêvant de monter sur les podiums de Chanel ou de Dior. Aujourd’hui, elle veut jouer sa carte à fond, savoir si elle peut en faire son métier. «Une agence de Lausanne me propose des défilés et shootings, mais cela reste occasionnel. J’aimerais en faire davantage, pouvoir en vivre.» C’est donc peu dire que le concours de dimanche représente la chance de sa vie: «J’ai envie de donner le meilleur de moi-même. J’ai fait un travail psychologique et je suis prête. Je suis tenace de nature, mais c’est aussi le résultat de mon parcours de vie. Si je suis forte au niveau mental, les jambes seront solides.»

Il le faudra pour celle qui admet ne pas être une grande habituée des hauts talons. «J’ai toujours été grande (ndlr: elle mesure 1,76 m), déjà ado, donc j'évitais. Heureusement, j’ai pu m’entraîner un peu récemment, notamment au Salon du mariage la semaine dernière. Le public, les photos, une robe compliquée: c'était parfait.»

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