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Des Veveysans sortent un jeu pour la Nintendo Switch

Digital Kingdom lancera Invisiballs fin mai. Le grand saut pour la petite société après des expériences sur smartphone.

Olivier Reutenauer (à g.) et Benjamin Vurlod, deux des cinq associés de Digital Kingdom. La société veveysanne sort Invisiballs pour la Nintendo Switch.
Olivier Reutenauer (à g.) et Benjamin Vurlod, deux des cinq associés de Digital Kingdom. La société veveysanne sort Invisiballs pour la Nintendo Switch.
Chantal Dervey

Le nom de leur société pourrait être celui d’un jeu vidéo. Digital Kingdom se plaît du reste à varier les plaisirs en s’essayant avec une certaine régularité sur le terrain de la création ludique sur smartphone à côté de son activité principale de prestataire de services dans le domaine des applications interactives (Fête des Vignerons, Ville de Vevey, Alimentarium).

Le trailer du jeu

Il y a eu «Vote for me», dédié aux élections américaines. «Fromage et Tromblon», vitrine loufoque dédiée à des commerces locaux. Et surtout «Yamgun», lancé en 2015, jeu de tir au canon futuriste: 800'000 téléchargements et quelque 30'000 joueurs réguliers à ce jour pour rivaliser sur une centaine de niveaux.

La société basée derrière la gare de Vevey fait aujourd’hui le grand saut sur console, et pas n’importe laquelle: la Switch de Nintendo, la plus récente des pépites du géant nippon. Sur «Invisiballs», le joueur pilote une bille dans un labyrinthe, invisible pour ses adversaires, sauf au moment de les attaquer. «Une sorte de cache-cache du futur. C’est nerveux, tactique», esquisse Benjamin Vurlod, l’un des cinq associés. Le jeu sort fin mai à une date à convenir précisément. Comme son prix: autour des 15 francs (achat exclusivement sur le Nintendo eShop).

«Nous n’avions pas imaginé travailler pour Nintendo, avoue Benjamin Vurlod. Le concept du jeu est né il y a deux ans. En cours de route, nous avons croisé le chemin de représentants de la marque sur un événement en Suède. Ils ont été séduits.» Et pour cause: le principe du jeu valorise le nouveau système de vibration HD Rumble de la manette: le moyen de se faire repérer est justement de provoquer des vibrations en rebondissant sur des parois.

Bénéfice d’image

Pour le studio veveysan, le timing est idéal: une Switch en pleine ascension (15 millions vendues et 15 autres millions projetées en 2018) et la sortie ces derniers jours du Nintendo Labo, une série de kits de bricolage qui fonctionnent avec la console, qui met un peu plus encore Nintendo sous le feu des projecteurs. «Il est clair que pour nous, le principal bénéfice est en termes d’image, se réjouit Olivier Reutenauer, cofondateur de Digital Kingdom. C’est une belle carte de visite et certains clients commencent à nous connaître par le biais de nos jeux. Cela a aussi été l’occasion de se confronter à un autre niveau d’exigences et à un processus de validation au top.»

En somme, un pas supplémentaire dans le processus de développement et de diversification de la société. «Le jeu vidéo représente 20% de notre activité, reprend Benjamin Vurlod. Nous visons un ratio de 50-50 selon nos possibilités, car notre bureau reste de taille modeste. Pour «Invisiballs», nous avons travaillé à nos heures perdues, les week-ends. L’ambition première est de rentabiliser le jeu et de financer le prochain.» Ce dernier est déjà au programme.

Le trailer du jeu

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