Vingt-deux marraines du goût et une capitale au bord du lac

TerroirDu 12 au 22 septembre, Montreux servira d’écrin à la Semaine du goût, avec les Artisanes du vin en ambassadrices.

La Semaine du goût veut «remettre la cuisine au centre de la convivialité, selon son directeur Josef Zisyadis, et cela commence par réapprendre la valeur de la cuisine bien faite aux plus jeunes».

La Semaine du goût veut «remettre la cuisine au centre de la convivialité, selon son directeur Josef Zisyadis, et cela commence par réapprendre la valeur de la cuisine bien faite aux plus jeunes». Image: DR

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«Un rempart contre la malbouffe.» C’est ainsi que Josef Zisyadis, directeur de la Semaine du goût, conçoit le traditionnel rendez-vous de septembre, du 12 au 22 cette année. «La Suisse gourmande existe, quoi qu’on en dise, et elle exprime un ras-le-bol de l’alimentation industrielle, a lancé l’ancien conseiller national dans la fraîcheur humide des Mines de sel de Bex ce mercredi. Les Suisses sont avides de plats locaux, de saison et de proximité.»

C’est cet esprit qui devra animer ceux et celles qui seront sélectionnés pour organiser un événement aux quatre coins du pays dans le cadre de cette 19e édition. Les inscriptions sont du reste ouvertes, c’était là l’une des annonces majeures de la conférence de presse organisée dans le sous-sol chablaisien. Particuliers, associations ou établissements privés ou publics sont invités à jouer les vitrines de cette philosophie de convivialité et d’alimentation saine à travers leurs produits et leur savoir-faire. Les candidatures sont attendues jusqu’au 30 avril sur www.gout.ch. Le verdict des 14 comités «qualité» cantonaux tombera début juin et la publication des nominés répondant à la Charte de la Semaine suisse du goût interviendra courant août.

Montreux sera la Ville du goût de cette édition. «Je dirais plutôt Commune du goût, renchérit la municipale Jacqueline Pellet, si l’on tient compte des villages des hauts et de la diversité de ses terroirs.» Plusieurs animations de circonstance seront prévues, dont le premier StreEat Food Festival le week-end du Jeûne fédéral. Deux autres manifestations colleront à l’événement: la traditionnelle Bénichon des Amis fribourgeois de Montreux (24-25 août) et les portes ouvertes de l’École professionnelle de Clarens, active dans les métiers de bouche (28 septembre).

Le vin féminin à l’honneur

Surprise du chef cette année, la manifestation n’aura pas un parrain mais 22 marraines, soit les membres de l’Association des artisanes de la vigne et du vin, un réseau de patronnes vigneronnes représentant toutes les régions viticoles du pays. «Nos ambassadrices du goût», a lancé Josef Zisyadis. «C’est pour nous l’occasion de rétablir un certain équilibre, a lancé avec malice Noémie Graff, vigneronne à Begnins et porte-parole de l’association, puisqu’on recense bizarrement davantage de parrains que de marraines de la Semaine du goût.»

Le clin d’œil à l’art du vin est de circonstance en cette année de Fête des Vignerons, du 18 juillet au 11 août, à Vevey. Mais pas seulement, rappelle Pierre-Alain Morard, président de Swiss Wine Promotion, partenaire du rendez-vous dédié au terroir: «La Suisse accueille du 15 au 19 juillet le Congrès mondial de l’Organisation internationale de la vigne et du vin à Genève ( ndlr: 22 ans après la dernière édition de 1977, déjà une année de Fête des Vignerons) et la 26e édition du Concours mondial de Bruxelles», qui se déroulera du 2 au 5 mai, au Centre mondial du cyclisme, à Aigle.

À noter encore que les Artisanes du vin suisse tiendront un stand lors de la Fête des Vignerons.

Créé: 08.03.2019, 09h31

Informations pratiques

19e Semaine suisse du goût, du 12 au 22 septembre, dans toute la Suisse.

Inscriptions pour organiser un événement: www.gout.ch.

«La cuisine au centre de la convivialité»


Josef Zisyadis, directeur de la Semaine du goût


Josef Zisyadis, un rendez-vous contre la malbouffe, c’est dans l’air du temps.
Lors du lancement il y a 20 ans, nous partions déjà de cette volonté de remettre la cuisine au centre de la convivialité, de se réapproprier sa nourriture, ce qui est juste indispensable. Aujourd’hui, l’industrie agroalimentaire nous mène dans une impasse. Des jeunes descendent dans la rue pour dénoncer le réchauffement climatique. Une des mesures les plus immédiates est d’agir sur notre nourriture au quotidien.

Comment?
On lit de plus en plus sur Facebook: «J’ai fait un mois avec des produits du marché.» Les gens veulent se réapproprier le marché local, rencontrer les producteurs en direct, limiter les quantités d’emballages, apprendre à goûter tous les morceaux de viande, pas seulement le filet. On doit réapprendre la cuisine au quotidien. Et tous ces actes-là, on devrait les apprendre dès le plus jeune âge à l’école.

Et que dit le baromètre de la Semaine du goût?
Que l’engouement est là au fil des ans et que les inscriptions pour y organiser une manifestation ne cessent d’augmenter: de 140 en 2001 à 2500 l’an dernier.

Karim Di Matteo

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