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Le Youtubeur Graphiam embauché par Nintendo

Étudiant à l’Eracom, William Roth voue une passion pour la console et les jeux de la marque nippone. Qui lui a proposé un partenariat pour ses vidéos sur Internet.

Graphiam partage en vidéos et sur Youtube sa passion Nintendo.
Graphiam partage en vidéos et sur Youtube sa passion Nintendo.
Patrick Martin

Graphiam. Pour «graphisme» et «William» Roth. L’habitant de La Tour-de-Peilz, 19 ans, commence à se faire un petit nom au sein de la communauté Nintendo à laquelle il consacre deux vidéos par mois en moyenne tournées dans sa chambre à la déco de circonstance. «Je joue depuis que j’ai 3-4 ans avec mon père. C’est mon univers.» Celui de Super Mario, Zelda et des Pokémon, même si ce passionné de football ne rechigne pas à une partie de Fifa 18, GTA ou Call of Duty sur sa Xbox.

Tests de jeux, astuces, «Rubrique des 5 secrets», parties en live: depuis 2014, le Boéland a petit à petit atteint la barre des 40'000 abonnés à sa chaîne. Un score plus qu’honorable, même si encore à des années-lumière des références du genre en Suisse, comme les Wartek, 1,44 million d’abonnés, ou Diablox9 – Benoît Moreillon, chroniqueur sur Couleur 3 – et ses 1,78 million de fidèles.

«Mon score monte assez vite ces derniers temps, reprend Graphiam, je m’y donne à 300%. Ma vidéo record a été vue 218'000 fois. La communauté Nintendo est très active, jeune, essentiellement des 12-16 ans, mais aussi des nostalgiques d’anciens jeux. Je mets la priorité sur la qualité et l’écriture, ce que j’adore faire.»

«Je dois dire quatre-vingt-dix-sept»

Etonnamment, le 80% de ses fans sont français. «Ce n’est pas toujours simple, je dois dire quatre-vingt-dix-sept», plaisante cet étudiant en 2e année à l’Eracom, en vue de devenir interactive media designer. «Mes vidéos me permettent d’apprendre des trucs et de les appliquer. Des gens me disent d’ailleurs que je me suis amélioré depuis une année et demie, ce qui veut dire que ça porte ses fruits».

Suffisamment en tous les cas pour que Nintendo Suisse lui propose un partenariat. «Ce que nous aimons chez Graphiam, c’est qu’il est créatif, explique Ettore Trento, porte-parole. Il n’est pas question de rémunération, simplement de jeux et de nouvelles consoles fournis gratuitement».

60 centimes les 1000 vues

Graphiam n’en fait de toute façon pas une affaire lucrative. Ce qui n’exclut pas quelques gains: «Je touche 60 centimes par 1000 vues (ndlr, pour 200'000, environ 120 francs). Sur lesquels on me prend 20% pour des prestations de sécurisation, de défense de copyright, etc. Depuis un an, je gagne suffisamment pour me payer mon matériel». En ferait-il son gagne-pain s’il le pouvait? «J’en suis à environ 650'000 vues par mois. Pour en vivre, il en faudrait 2 millions. Ou alors placer des produits, ce que j’ai fait une fois, mais ça ne m’intéresse pas pour l’instant.»

Qu’en disent ses parents? «Ils m’encouragent. Ils me demandent parfois les scores de mes vidéos. Mon père me propose encore quelques parties de Mario Kart. Maman regarde d’un peu plus loin.» Son objectif en 2018? «Refaire la déco de ma chambre pour changer un peu le décor de mes vidéos.»

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