[Vidéo] Les robots tiennent salon à l’EPFL

High-techLe premier Swiss Robotic Industry Day se veut une vitrine du savoir-faire helvétique en robotique.

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Il y avait du beau monde, hier, au SwissTech Convention Center de l’EPFL: Thymio, le robot éducatif, Pleurobot, la salamandre automatisée, ou encore Anymal, le quadrupède motorisé. Tous s’étaient donné rendez-vous au tout premier Swiss Robotics Industry Day, organisé par le Swiss National Centre of Competence in Research (NCCR) Robotics. Née à la fin de 2009, cette organisation regroupe une vingtaine de laboratoires répartis essentiellement entre l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), principale gestionnaire, et celle de Zurich (EPFZ). Sa mission: permettre le développement de nouvelles technologies robotiques visant à améliorer notre qualité de vie.

«Après cinq années d’activité, nous avons décidé d’inviter des acteurs du secteur de l’industrie pour leur montrer ce que nous faisons et, éventuellement, nouer des partenariats», explique le professeur Dario Floreano, directeur du NCCR.

Chercheurs et start-up ont donc tenu salon pour présenter le fruit de leur travail, parfois déjà commercialisé. Une partie de l’expo­sition était réservée aux «wearable», «axe fondamental» de la recherche. Comme l’indique le terme anglais, ces robots se portent sur le corps pour assister notamment une rééducation physique, tel cet exosquelette qui s’enfile sur la main. Mais le champ des possibles est immense: «Ils pourront même servir à augmenter l’endurance d’un membre, si l’on veut par exemple faire du sport plus longtemps, affirme Dario Floreano. Dans le futur, ces robots se porteront aussi facilement qu’une paire de jeans.»

Pour un secteur de pointe

Conçus notamment pour intervenir lors d’opérations de sauvetage, les «robots mobiles», volants ou à pattes, attiraient aussi l’attention. «Ce secteur est une force pour la Suisse. Nous voulons encore le développer.» Le NCCR a déjà mené à la création de deux start-up dans le domaine. Ainsi l’entreprise Flyability, issue de l’EPFL, qui a créé un drone protégé par une cage sphérique. Un avantage au moment de se faufiler dans des espaces confinés pour résister à d’éventuels chocs.

Le NCCR bénéficie d’un budget de 60 millions de francs alloués par la Confédération et les deux Ecoles polytechniques pour une période de douze ans. «Il nous reste encore sept années de financement. Mais notre but est d’aller au-delà en devenant viables afin de créer un secteur robotique de pointe dans le pays.»

Créé: 04.11.2015, 17h10

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