La RTS se plonge dans la vie de l’École hôtelière de Lausanne

DocumentaireUn feuilleton en cinq épisodes suit cinq étudiants de la prestigieuse école, leur formation, leur formatage et leurs émotions.

Afrim presque au bout de sa formation, Alexandre en stage de cuisine, Emma à la plonge ou Annina la Bâloise souriante comme autant de portraits d’élèves.
Vidéo: RTS

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C’est une des plus prestigieuses écoles lausannoises mais c’est sans doute aussi la moins connue des Lausannois. C’est aussi sans doute la plus internationale des HES, où 115 nationalités se côtoient. Et c’est enfin celle dont le réseau de 25 000 anciens élèves est le plus utile à une carrière. L’École hôtelière de Lausanne, qui fête ses 125 ans avec un nouveau campus ou un parc de l’innovation a tapé dans l’œil de Laurence Mermoud, journaliste de la RTS, qui a lancé l’idée d’en faire un docufeuilleton à l’image de ce que la chaîne romande avait déjà fait avec «Les apprentis» en 2017.

Les héros de la série en cinq épisodes diffusés dès ce soir sur RTS Un sont cinq Suisses parmi les 2900 étudiants de l’école où les autochtones ne représentent que 30%. Trois d’entre eux ont été choisis dans l’année préparatoire obligatoire où ils passent par tous les postes pratiques de l’école, du nettoyage des chambres au service du restaurant gastronomique, avant de faire un stage dans un établissement. Deux autres sont dans leur dernière année, où ils se préparent à rentrer bientôt dans la vie active.

Cinq cas bien choisis

Emma, par exemple, a convaincu sa famille de son choix, tout en participant activement à trouver l’argent nécessaire. Les quatre ans coûtent 155 000 fr. d’écolage à un étranger, la moitié à un élève suisse, en plus des coûts annexes, comme ces repas que les élèves internes doivent prendre dans un des restaurants du campus, faute de cuisine dans leur chambre. Le père d’Emma l’affirme: «C’est un peu une école we are the best. Il y a un peu de lavage de cerveau. Mais je fais confiance à ma fille pour rester critique.» A suivre la fête d’arrivée, on apprécie d’autant mieux ces paroles quand on voit les étudiants scander «We are EHL, we are EHL».

Le côté un peu formaté, on va l’imposer à Alexandre, enfant un peu gâté d’une mère styliste, qui devra sacrifier sa coupe de cheveux un peu trop longue ou ses bracelets fantaisie au poignet. L’EHL a dans ses couloirs Monsieur Laurent, le censeur qui passe son temps à surveiller si les élèves suivent bien le dress code très strict de la maison, qui concerne tant l’habillement que le comportement, de 7 h à 19 h 15. Alexandre, qui aime faire la fête, va gentiment devoir se calmer.

L’autre Alexandre est le fils d’un papa directeur de palace dans les Alpes vaudoises. Il suit les cours pratiques avec une nonchalance élégante qui passe mal dans l’encadrement. Au moment où les élèves doivent séduire les entreprises pour trouver un stage, il fait également preuve d’une paresse coupable. Pourtant, tous les élèves sont choisis par l’école, et 99% d’entre eux termineront la formation de quatre ans, un record. Mais près de la moitié d’entre eux trouvera un travail ailleurs que dans le secteur hôtelier. L’EHL est d’abord une école de management, à travers les trois années qui suivent l’année préparatoire.

Fin de parcours

Du côté des élèves qui voient le bout du tunnel, la RTS suit Annina, la Bâloise en chasse de perfection, fille de politiciens qui accumule les tâches à l’EHL, coach pour les nouveaux, ambassadrice à l’étranger. Elle «vise l’excellence», comme le proclame le slogan de l’école qui s’affiche jusque dans le fitness. Et tout est fait pour que cette excellence soit celle de l’école, qu’elle accompagne les élèves après leur sortie dans ce réseau qu’on forge par des ateliers en commun, des repas en commun, des projets finaux en commun, des fêtes en commun comme celle que réserve tous les lundis soir le Buzz, à Lausanne, pour l’EHL.

Afrim, lui, incarne la belle histoire du fils de réfugiés politiques, nanti d’un CFC de mécanicien et d’une gueule de tombeur, qui est venu ici pour «entreprendre». Pas question pour lui de chercher un job, il vise plus haut, veut être le patron, comme il est celui d’un des nombreux comités de l’école. À côté de son travail final, il a aussi organisé le voyage de fin d’études qui suit la cérémonie des diplômes, dix jours all inclusive en Thaïlande, histoire, encore, de souder les liens.

Créé: 16.11.2018, 10h22

La diffusion

«À l’École hôtelière»,
réal. Fred Florey,
RTS Un, dès vendredi 16 novembre, 20 h 10.

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