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Ruiz et Lyon déliées du secret de fonction

L'actuelle conseillère d'Etat Rebecca Ruiz et l'ancienne ministre Anne-Catherine Lyon seront entendues dans le cadre d'une plainte contre inconnu.

Rebecca Ruiz a été élue cette année comme conseillère d'Etat vaudoise.
Rebecca Ruiz a été élue cette année comme conseillère d'Etat vaudoise.
Keystone

Le Ministère public vaudois entendra prochainement Rebecca Ruiz et Anne-Catherine Lyon comme personnes appelées à donner des renseignements dans l'affaire de contrats de travail au DFJC. Les deux femmes ont souhaité que leurs convocations soient rendues publiques.

Suite aux demandes de l'actuelle conseillère d'Etat Rebecca Ruiz (PS) et de l'ancienne ministre Anne-Catherine Lyon (PS), le Conseil d'Etat les a déliées de leur secret de fonction, indique jeudi le Canton.

Contrats de travail dans le viseur

Leurs auditions interviennent dans le cadre d'une procédure contre inconnu engagée par le Ministère public suite à une dénonciation déposée en mars 2019 par trois citoyens en pleine campagne pour l'élection complémentaire au Conseil d'Etat. En cause: des contrats de travail de Rebecca Ruiz avec le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) entre 2010 et 2014.

La criminologue de formation a notamment bénéficié d'un contrat d'enseignante, alors qu'elle rédigeait en réalité un travail sur la violence et le harcèlement à l'école. A cette période, Anne-Catherine Lyon dirigeait le DFJC.

Pas de commentaire

Contacté, le procureur général ne souhaite pas commenter cette affaire. De son côté, Rebecca Ruiz a toujours indiqué avoir tout de suite alerté la direction à la réception de ce contrat. Elle s'était alors entendue dire qu'il s'agissait d'un procédé administratif.

Dans ses réponses à plusieurs interpellations parlementaires, le Conseil d'Etat marque son soutien à Rebecca Ruiz dont «les compétences professionnelles, la matérialité du travail substantiel fourni et sa qualité ne sont aucunement remises en cause».

Il souligne que les conditions de l'un des engagements de Mme Ruiz «ont obéi à une pratique particulière et ponctuelle appliquée à d'autres cas». Et d'ajouter que les employés concernés par cette pratique n'en sont pas responsables.

Méthode proscrite

Reste qu'à la révélation de cette affaire, la successeure d'Anne-Catherine Lyon à la tête du DFJC, la socialiste Cesla Amarelle avait proscrit cette manière de faire. «Elle relevait de la responsabilité de l'autorité d'engagement de l'époque», explique le département.

(ats)

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