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«Si on s’arrête ne serait-ce qu’une journée, nous sommes foutus»

La nature n’attend pas. Viticulteurs et paysans doivent continuer leur travail malgré la pandémie. Le recrutement des saisonniers inquiète.

Le soleil cogne en cette fin de matinée sur les coteaux de Lavaux. Chapeau sur la tête et lunettes de soleil vissées sur le nez, Mattéo Murphy, employé viticole du Domaine des Faverges, en dessus de Saint-Saphorin, s’emploie à tailler une parcelle de vigne avec une armada d’outils accrochés à sa ceinture. «Avec les températures élevées de ces derniers jours, la vigne se réveille et la sève remonte. Nous devons absolument tailler, car s’il y a trop de rameaux ça va affaiblir la plante. Il faut aussi enlever ce qu’on coupe parce que autrement, en les retirant plus tard, on risque d’abîmer les bourgeons.»

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