Passer au contenu principal

Même s’il gagne en justice, le prof viré sera perdant

Plus de 350 maîtres de gymnase montent au créneau pour défendre leur collègue et leurs conditions de travail.

Philippe Maeder

La rentrée est agitée dans les gymnases vaudois. À ce jour, au moins quatre assemblées des maîtres, soit quelque 380 personnes, ont voté une résolution pour défendre le prof de français d’Auguste-Piccard licencié avec effet immédiat le 29 juillet, en pleines vacances scolaires («24 heures» du 8 août et du 28 août). «Le seul fait qu’une lettre de plainte d’un petit groupe d’élèves à l’encontre d’un maître suffise à déclencher, puis à mettre à exécution une procédure de licenciement avec effet immédiat, est non seulement révoltant mais inacceptable», dénonce ce texte dont les versions diffèrent légèrement d’un établissement à l’autre. Ainsi l’assemblée du personnel enseignant du Gymnase de Renens ajoute: «Plus personne n’est désormais à l’abri d’un tel traitement arbitraire.»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.