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Saint-Cergue défend le ski envers et contre tout

Sans patinoire, la station n’offre guère d’alternatives au ski. Elle songe à se doter de canons à neige.

Le soir de Noël, la municipale du Tourisme de Saint-Cergue a fait la traditionnelle descente aux flambeaux… à pied. Parce que la neige n’était pas au rendez-vous pour mettre les lattes. «Mais c’est la tradition, alors tant pis, on l’a fait quand même pour garder ce moment de convivialité», explique Françoise Samuel.

Le réchauffement climatique, elle dit le ressentir, mais nuance. «Tous les anciens le disent, il y a depuis toujours des séries d’hiver sans neige, les fluctuations étant très fortes. Mais aujourd’hui, le changement climatique suscite des inquiétudes, même s’il y a quatre ans, nous avons eu beaucoup de neige.»

Le fameux forfait ski nocturne et fondue

Imaginer des parades au réchauffement n’est pas simple, dans cette station située à 1000 mètres d’altitude avec deux pistes qui arrivent pile au centre du village. Car pour l’instant, la Commune, en manque de ressources financières, s’emploie d’abord à sauver ses acquis, soit les deux téléskis éclairés la nuit, dont la société Télé-Dôle, qui vient de passer aux mains du Conseil régional, a accepté de poursuivre l’exploitation. On n’attend donc plus que la neige pour réserver le forfait ski nocturne et fondue dans un restaurant, cette fameuse spécialité qui lui confère son statut touristique.

Le territoire de Saint-Cergue est aussi riche en pentes pour la luge, en pistes de ski de fond, sentiers raquettes et buvettes hivernales, dans le vaste périmètre de pâturages du col de La Givrine. Mais là encore, on attend les équipements qui permettront de créer un véritable centre nordique et de canaliser les milliers de touristes qui y montent les week-ends de beau temps.

Occasion ratée

«Depuis 22 ans que je tiens le Refuge de La Trélasse, j’ai connu autant de Noëls verts que blancs!» lâche Pierre-André Scheidegger en touillant une nouvelle fondue au bleu. Il admet tout de même que la neige «descend» moins bas que dans sa jeunesse, quand l’apprenti bûcheron allait à skis jusqu’en plaine. Son crève-cœur, l’occasion ratée pour Saint-Cergue de se doter d’une magnifique patinoire couverte au Vallon, au centre du village, qui aurait été une belle alternative au ski.

Pas plus le Conseil régional – censé cofinancer l’installation – que les Saint-Cerguois n’ont finalement voulu de ce projet porté à bout de bras par l’ancien syndic, Stéphane Natalini. Résultat, on songe aujourd’hui enfin à suivre l’exemple de la plaine, en installant une patinoire provisoire. Plusieurs aubergistes, de Basse-Ruche aux Cheseaux, y ont déjà pensé, mais la Commune la verrait idéalement au Vallon, pour peu qu’on puisse aménager un terre-plein au fond de la cuvette qui pourrait accueillir des jeux en été. «Mais on manque d’un capital de départ, d’autant plus que les équipements de tourisme ne rapportent rien. Pour le ski de fond, les vignettes ne couvrent pas les frais, d’autant plus quand la saison démarre avec retard», regrette la municipale.

Une étude pour des canons

Avant d’imaginer des loisirs d’appoint, comme le swingolf, la trottin’herbe, la télé-luge ou la tyrolienne en vogue au chalet d’alpage de Basse-Ruche, la Commune n’exclut pas de se doter de canons à neige pour ses pistes villageoises. Une étude de faisabilité a été lancée avec le Conseil régional, mais le manque d’eau chronique de la station impliquerait l’aménagement d’un gigantesque bassin, quatre fois plus grand que le réservoir que Saint-Cergue vient d’inaugurer en dessus des Cheseaux.

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