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Saint-François: ses terrasses, son marché

Les pavés lausannois verront arriver de nouveaux étals ce samedi. Ils seront garnis de nourriture.

S’il y a une place à Lausanne qui est le théâtre de transformations légères mais visibles de cette ville, c’est peut-être celle du bas de la rue de Bourg.
S’il y a une place à Lausanne qui est le théâtre de transformations légères mais visibles de cette ville, c’est peut-être celle du bas de la rue de Bourg.
Marius Affolter

Dès ce samedi, les inconditionnels du marché auront un nouveau territoire à explorer. La place Saint-François devient en effet une extension de l’institution lausannoise du samedi et du mercredi matin. On y trouvera les mêmes types de produits qu’au sud de la Riponne. Soit de quoi composer des repas très complets: légumes, fruits, viande, poissons, pain, fromages… Et de quoi décorer sa table de jolies fleurs. La Ville n’invente rien, elle étend.

«Le succès du marché alimentaire est incontestable, il n’y a pas de raison de ne pas l’encourager», observe le municipal en charge de l’Économie, Pierre-Antoine Hildbrand. Qui est décidément déterminé à vouloir transformer cette place. Car le nouveau marché vient compléter deux autres aménagements inédits que ses services ont favorisés: les terrasses de Bongénie et du Café Romand. Les autorisations ont été délivrées, il ne manque plus que le mobilier et les badauds. «Nous rendons vie à cette place», vante Pierre-Antoine Hildbrand.

À l’ombre de l’église

Tout semble désormais prêt pour que cet espace du cœur du bourg fourmille un peu davantage. Et que le marché ne soit plus arrêté net dans le virage du bas de la rue de Bourg. C’est à l’ombre de l’église et des platanes qu’il prendra ses quartiers. Des camions vente longeront le mur de l’édifice alors qu’en face, sous les arbres, des étals seront déployés. Marché de Noël mis à part, c’est l’une des premières fois de l’histoire que cette place accueille les maraîchers.

Ce n’est pas pour déplaire à Maurice Roseng, représentant de la cinquième génération de fleuristes à vendre ses beautés au bas de la rue de Bourg, à la jonction avec celle de Saint-François. Il dit se réjouir de faire connaissance avec ses nouveaux voisins bihebdomadaires. Et rappelle une règle simple des marchés: plus il y a de stands, plus les gens achètent. «Ça va donc sûrement rendre tout ça plus attractif et ramener du monde, c’est très bien. Et cette place est magnifique!»

Il n’aimerait pas pour autant occuper un des nouveaux emplacements. «Celui que nous avons n’est pas idéal l’hiver, parce qu’il est dans les courants d’air. Mais l’été, il est très bien, à l’ombre. C’est important pour les fleurs!»

Maurice Roseng estime par ailleurs que toutes les places de Lausanne ont leurs atouts, «leur ambiance», et qu’elles devraient former un ensemble qui se complète bien.

Un peu d’histoire

La première mention d’un marché à Lausanne date de 896 et la rue de Bourg a été un lieu privilégié pour cette activité, aussi loin qu’on s’en souvienne.

Fermée à la circulation en 1976, la place Saint-François a été dotée de ses deux passages sous voies en 1980. Cette année-là, elle est aussi repavée. Les platanes encore visibles aujourd’hui ont eux pris racine en 1981. Le kiosque terrasse de Saint-François (anciennement Manuel) est sorti de terre en 1985 pour être démonté en 2017. Si l’édifice a disparu, un espace pour une éventuelle terrasse est actuellement conservé pour un futur repreneur.

Chaque samedi et mercredi, les vendeurs «alimentaires» seront désormais 138, dont 18 installés place Saint-François. Pierre-Antoine Hildbrand indique encore qu’on ne se «bouscule pas» pour avoir son pré carré sur les pavés. «La liste d’attente est courte, voire inexistante. Et il faut être conscient que certains vendeurs ont plusieurs emplacements.»

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