Sapin spraye ses rêveries d'été au ras du bitume

LausanneL’artiste, DJ et prof lausannois poursuit sa quête de poésie sur les armoires électriques des Services industriels.

Pascal Jaquet, alias Sapin, a laissé libre court à sa poésie sur quatre nouvelles armoires électriques de la ville.

Pascal Jaquet, alias Sapin, a laissé libre court à sa poésie sur quatre nouvelles armoires électriques de la ville. Image: MARIUS AFFOLTER

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Il n’en est pas à son coup d’essai. Loin de là. Pascal Jaquet, surnommé «Sapin» en raison de sa grande taille, a déjà repeint une trentaine d’armoires électriques lausannoises au gré de ses élans poétiques.

Et si on compte celles auxquelles il a donné une nouvelle apparence avec ses élèves du Centre d’orientation et de formation professionnelles (COFOP) depuis 2009, on arrive facilement à plus de deux cents. «La rue pour les artistes, c’est la meilleure des vitrines», confie le graffeur.

À voir le quinqua ainsi sprayer quatre nouvelles armoires électriques en ce mardi matin, du côté de l’avenue du Léman, un faux badge de graffiteur officiel épinglé sur la blouse, il semble loin le temps où il goûtait à l’adrénaline du tag sauvage à Lausanne. Des façades de banques s’en souviennent encore…

De son propre aveu, il s’est institutionnalisé, ne dégainant plus pinceaux et sprays qu’avec la bénédiction – et l’argent – des autorités. Récupéré, le Sapin? «La récup peut avoir du bon aussi.» Mieux: quand ses œuvres urbaines viennent à être recouvertes de tags rebelles, c’est lui qui assure la maintenance en repassant une couche. Il avoue que cela peut énerver certains puristes, mais Sapin sait garder un flegme à toute épreuve. Il n’a pas été champion suisse de golf pour rien.

La nouvelle réalisation de Sapin, c’est un peu ses rêveries d’été. «De la paréidolie», précise-t-il. Où l’art de visualiser des formes dans la nature qui nous entoure, et surtout dans les nuages. Les automobilistes qui ne passeront pas trop vite devant les armoires reconnaîtront Pac Man, des extraterrestres, une cathédrale qui émerge de la brume, une licorne ou un poing serré. Et un petit sapin au bas de l’œuvre en guise de signature, le même qu’il s’est tatoué sur l’avant-bras gauche. Le rebelle n’est finalement pas bien loin. (24 heures)

Créé: 07.08.2018, 16h47

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