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Scientologues contre électrochocs à la gare de Lausanne

Depuis trois mois, des membres de la Commission des citoyens pour les droits de l’homme récoltent des signatures pour interdire la sismothérapie

Les mots chocs défilent sur la pétition qu’une de nos lectrices a reçue début août devant la gare de Lausanne: «une méthode pour étourdir les porcs avant de les saigner», qui «endommage toujours le cerveau» et qui «manque de validité scientifique»… En bref, l’électroconvulsivothérapie (ECT) - ou traitement par électrochocs - devrait être abolie en Suisse, selon les pétitionnaires.

Ces derniers, la Commission des citoyens pour les droits de l’homme, ont déjà récolté «plusieurs centaines de signatures dans toute la Suisse depuis trois mois», nous indique leur présidente Laurence Walter. On retrouve la signature de Mme Walter au bas d’un courrier de lecteur dans nos colonnes en 2014, qui avait suivi la publication d’un article positif et scientifiquement documenté sur les électrochocs. Ce combat de longue haleine, elle le mène au sein de la CCDH, qui n’est autre qu’un organe créé par l’Eglise de scientologie en 1969 (1994 en Suisse) pour lutter contre les ennemis jurés de L. Ron Hubbard: les psychiatres.

Quoi qu’il en soit, les signatures seront transmises à une date encore inconnue aux Chambres fédérales et au Conseil fédéral afin qu’une loi soit votée. Pourtant, les sept Sages se sont déjà prononcés sur la question en mars dernier et l’ont liquidée. Ils répondaient à l’interpellation d’un conseiller national (UDC), ému par une émission télévisée qui décriait l’électroconvulsivothérapie. Dans sa réponse, le CF reconnaît l’ECT comme «une approche thérapeutique bien établie» qui «n’est pas soumise à autorisation» et qui est pratiquée «par une douzaine d’hôpitaux répartis dans toute la Suisse».

Le Conseil fédéral rappelle aussi que «la surveillance du corps médical incombe aux Cantons» et que c’est à eux (direction de la santé publique et médecins cantonaux) d’éventuellement «prendre d’autres dispositions légales». En Suisse, ils sont quelques-uns à interdire la méthode, notamment Genève depuis 1980.

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