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Pour la Semaine de la mobilité, Vaud veut faire lâcher la voiture lors des loisirs

Lorsque ce n’est pas pour penduler, les Vaudois peinent à se tourner vers les transports publics.

Une carte journalière Mobilis à 5 fr. est en vente, pour tous les abonnés, jusqu'au 30 novembre. Elle permet de voyager sur tout le réseau vaudois.
Une carte journalière Mobilis à 5 fr. est en vente, pour tous les abonnés, jusqu'au 30 novembre. Elle permet de voyager sur tout le réseau vaudois.
Jean-Bernard Sieber

Pas envie de se stresser à la fin d’un spectacle? Peur de ne pas pouvoir traîner au repas que des amis on­t préparé? Être au volant de sa voiture, c’est la vraie liberté?

C’est souvent pour ce type de raison que, lorsqu’il s’agit des loisirs, les Vaudois peinent à opter pour les transports publics. Pour la Semaine européenne de la mobilité de cette année – du 16 au 22 septembre – le Canton thématise la problématique.

La présidente du Conseil d’État en charge des Infrastructures, Nuria Gorrite, a présenté la chose à la presse jeudi, au Cinéma CityClub de Pully.

Alors que l’offre en transports publics s’est largement améliorée ces dernières années, les comportements ne suivent pas toujours. «Les habitudes ont évolué, surtout chez les pendulaires.» Si 58% des Vaudois prenaient leur voiture pour aller travailler en 2000, ils sont aujourd’hui 9% de moins. Et c’est principalement vers les transports publics qu’ils se sont tournés.

«La stratégie paie moins pour le trafic de loisirs», constate Nuria Gorrite. La moitié des Vaudois préfère toujours sa voiture pour son temps libre. Même si la tendance est à la baisse, c’est souvent pour se tourner vers la mobilité douce et non les transports en commun qu’un changement de comportement est adopté.

Or «le Vaudois se déplace toujours plus souvent et sur des distances toujours plus longues», note la présidente du Conseil d’État. À cela s’ajoute que la population tend à travailler moins pour s’amuser davantage, pour «avoir plus de temps pour soi». Nuria Gorrite souligne ainsi que la question des déplacements de loisirs est «loin d’être une anecdote». Ils ont en plus un rôle à jouer dans les bouchons, puisqu’ils représentent un tiers du trafic, les soirs de semaine. «Le climat est lui aussi très impacté par la mobilité de loisirs, rappelle la socialiste: 50% des émissions de gaz à effet de serre sont liées à ce type de déplacements.»

Deux angles d’attaque ont été choisis. Le premier, du côté des décideurs. Car si le confort des transports tend à augmenter, il doit encore s’améliorer. Idem pour les horaires, qui seront prolongés sur de nombreuses lignes d’ici à la fin de l’année. Mais les usagers sont aussi appelés à changer leurs habitudes. La communauté tarifaire Mobilis met en place, jusqu’au 30 novembre, une action pour faire sortir les abonnés de leur zone. Pour 5 fr., chacun d’entre eux peut autant de fois qu’il le veut désormais voyager partout dans la zone tarifaire cantonale durant une journée.

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