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Les sénateurs vaudois misent sur un «contrat de confiance»

Géraldine Savary et Luc Recordon ont lancé leur campagne pour le Conseil des Etats. En poste depuis huit ans, ils veulent aborder des «thèmes concrets»

Les deux parlementaires avaient réuni plus de 50% des suffrages aux seconds tours des élections de 2007 et 2011. Pour eux, il s'agit dès lors de défendre les Vaudois au-delà des couleurs partisanes.
Les deux parlementaires avaient réuni plus de 50% des suffrages aux seconds tours des élections de 2007 et 2011. Pour eux, il s'agit dès lors de défendre les Vaudois au-delà des couleurs partisanes.
KEYSTONE/Laurent Gillieron

«Sénateurs». Le mot rappelle bien sûr le Sénat romain ou, plus près de nous, le Sénat français. S’il est utilisé de manière informelle pour qualifier les membres du Conseil des Etats en Suisse, Géraldine Savary et Luc Recordon l’utilisaient ce matin tout à fait officiellement pour parler d’eux-mêmes. A moins de deux mois des élections fédérales d’octobre, les deux conseillers aux Etats vaudois en place depuis 8 ans ont lancé ce lundi matin leur campagne à Lausanne.

Misant sur «un contrat de confiance avec les Vaudois», ils disent vouloir aborder «vingt thèmes concrets» durant les huit semaines à venir, comme la défense de l’agriculture, la sécurité des transports – avec notamment le transit ferroviaire des matières dangereuses – ou encore la lutte contre les tarifs élevés du roaming. Selon Géraldine Savary et Luc Recordon, les grandes domaines – comme le franc fort – sont déjà bien représentés par leurs partis respectifs pour cette campagne.

Contrepoids à la majorité bourgeoise

«Avec des résultats dépassant les 50% aux seconds tours des élections fédérales de 2007 et 2011, le vote des Vaudois nous engage au-delà de nos formations respectives. Au lieu des lignes partisanes, nous avons toujours défendu les spécificités vaudoises dans leur ensemble», estime Géraldine Savary.

Pour elle, en appelant les Vaudois à les réélire, il s’agit de faire contrepoids à la majorité bourgeoise du Conseil des Etats. «Les enjeux urbanistiques, comme le sont les enjeux vaudois, y sont sous-représentés», regrette Géraldine Savary.

Pour y parvenir, ils devront faire face à 13 autres candidats au Conseil des Etats, dont notamment le libéral-radical Olivier Français, actuel conseiller national et municipal lausannois. «Il est notre concurrent le plus sérieux», note Luc Recordon.

Les deux actuels conseillers aux Etats peuvent miser sur la désunion de la droite: le Parti libéral-radical a refusé de s’allier à l’UDC et celle-ci part avec quatre candidats, de quoi disperser les suffrages au premier tour. Mais pas de triomphalisme pour Géraldine Savary: «Avec un total de 15 candidats, il nous sera impossible d’être réélus au premier tour.»

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