Un service pour «ceux qui ont de la boue aux souliers»

Agro-viticultureLe Service de l’agriculture, réformé en profondeur, ajoute «et de la viticulture» à son nom.

Le conseiller d'Etat Philippe Leuba a voulu un organigramme en phase avec les nouvelles bases de l'agriculture.

Le conseiller d'Etat Philippe Leuba a voulu un organigramme en phase avec les nouvelles bases de l'agriculture. Image: Philippe Maeder

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Toute la presse était conviée hier au baptême du nouveau Service de l’agriculture et de la viticulture (SAVI), né le 1er janvier sur les cendres du Service de l’agriculture (SAGR). Un simple changement de nom qui semblait un peu court pour tenir conférence. Pourtant, en parrain ému, le conseiller d’Etat Philippe Leuba a animé la cérémonie: «La réorganisation d’un service, c’est un sujet pas hypersexy au départ, mais c’est en fait une réforme de fond, et l’affirmation d’une véritable politique agricole cantonale, au moment où cette dernière connaît une vraie révolution!»

Symbolique, l’ajout de la viticulture dans l’intitulé veut rappeler qu’avec ses 3778 hectares de vignes le canton de Vaud est le deuxième producteur suisse en termes de volumes, juste après le Valais. La viticulture vaudoise représente 3000 emplois et près de 600 enseignes. «Ce nom correspond davantage à la réalité du secteur primaire vaudois», a expliqué Philippe Leuba.

Au-delà du nom, le service a été rLinkemodelé de fond en comble. En lieu et place d’un organigramme «issu de l’addition de briques au fil de l’histoire», le chef du Département de l’économie et du sport (DECS) a voulu un schéma simplifié à trois entrées «clairement en phase avec les nouvelles bases de l’agriculture». Soit une formation agricole de pointe, l’innovation et la compétitivité permettant la conquête des marchés, mais aussi l’exploitation des outils fédéraux (paiements directs) et l’agroécologie.

«En plus d’une formation de haute qualité, nous voulons ouvrir l’esprit des apprentis, encourager leur mobilité, une démarche qui se perd», a indiqué Frédéric Brand, chef du SAVI. Pour assurer les ventes sur «les marchés de demain», il a rappelé qu’une production durable s’imposait (agroécologie) tout comme l’essor entrepreneurial des entreprises via la valeur ajoutée (AOP) et la diversité des produits. «Il faut viser la double performance, économique et écologique», a martelé le chef de service.

Simplifier les démarches

Une analyse des revenus moyens agricoles (260 000 fr. de chiffre d’affaires en 2014) (voir infographie) a permis de montrer à quel point la compression des coûts administratifs s’imposait, tout comme l’exploitation correcte des aides fédérales et cantonales, toujours plus complexes. Dans ce sens, un guichet unique, géré par l’Office de crédit agricole (Prométerre), distribuera les aides individuelles, notamment via les améliorations foncières, autrefois rattachées au Service du développement territorial (SDT).

La simplification a été saluée par Claude Baehler, président de Prométerre. «C’est le premier pas pour garantir une nourriture de qualité tout en maintenant la biodiversité. Mais aussi pour garantir un avenir à tous ceux qui ont de la boue aux souliers et qui cultivent le sol vaudois, qu’on a un peu oublié de valoriser.» (24 heures)

Créé: 07.01.2016, 21h25

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