Depuis 1904, Gabriel de Rumine vous épie depuis sa jolie demeure de pierre

Signé LausanneLe buste de l'aristocratique trône dans le palais qui porte son nom.

Le buste en cuivre de Gabriel de Rumine trône au-dessus de l'escalier principal du palais. Il a été réalisé par le Vaudois Raphaël de Lugeon.

Le buste en cuivre de Gabriel de Rumine trône au-dessus de l'escalier principal du palais. Il a été réalisé par le Vaudois Raphaël de Lugeon. Image: Yseult Théraulaz

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Des yeux impassibles épient depuis 1904 les nombreux visiteurs du Palais de Rumine, qu’ ils se rendent au musée ou à la bibliothèque. Les mirettes en pierre sont celles de Gabriel de Rumine, dont le buste se trouve au-dessus de l’escalier principal du bâtiment qui porte son nom. La sculpture a été réalisée par le Vaudois Raphaël Lugeon (1862-1943), à qui l’on doit d’autres ornementations en pierre dans le palais.

Mais revenons au buste plutôt austère où le charmant Gabriel de Rumine affiche un rictus aristocratique. De nos jours, les jeunes diraient certainement que le type en question «se la pète grave» depuis sa niche de pierre. Il peut! C’est grâce à sa générosité que cet imposant palais a vu le jour. Gabriel de Rumine lègue à la ville de Lausanne 1,5 million de francs avec obligation de construire un édifice d’utilité publique dans les quinze ans suivant son décès. Le riche aristocrate décède en 1871, à l’âge de 30 ans. La construction du palais qui porte son nom ne débutera toutefois qu’en 1891.

Le legs du fils du prince Basile de Rumine et de Catherine Chakhovskaïa (partis de Russie en 1839) tombe à point: le canton de Vaud cherche à se doter d’une université. La construction du bâtiment sera confiée à l’architecte lyonnais Gaspard André, à la suite d’un concours. Une fois achevé, le palais tiendra la vedette dans les guides touristiques. Son style inspiré de la Renaissance florentine ne plaît pourtant pas à tout le monde. D’aucuns le trouvent trop ostentatoire, allant jusqu’à l’accuser de faire de l’ombre à la cathédrale.

Mais cette polémique n’a jamais ébranlé le buste du bienfaiteur. Toujours là, observateur imperturbable du temps qui passe.

Créé: 05.12.2018, 10h24

Pour en savoir plus

«Le Palais de Rumine», Lausanne, de Bruno Corthésy, SHAS

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