Dragons, fées et licornes vivent Aux Arts divinatoires

C'est quoi ce commerce?Signé Lausanne Giuliana Arrigo Macaione propose depuis prêt de vingt ans des milliers d'accessoires liés aux croyances populaires

Giuliana Arrigo Macaione au cœur du

Giuliana Arrigo Macaione au cœur du "royaume" qu'elle a installé, il y a vingt ans déjà, tout en haut de la Rue du Petit Chêne à Lausanne. Image: Philippe Maeder

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Dans le canton, pour voir des ours, on va au Zoo de Servion; pour voir des lynx à celui de La Garenne. Pour voir des licornes et des dragons, il faut se rendre Aux Arts divinatoires, une petite boutique nichée en haut du Petit-Chêne. Depuis près de vingt ans – elle a ouvert le 16 décembre 1999 –, Giuliana Arrigo Macaione y propose à peu près tout ce qui existe en matière d’accessoires liés à des croyances populaires. «J’essaie de m’adapter à toutes les demandes. Chaque méthode est intéressante, propose son propre langage. C’est un peu comme si tout le monde regardait le même paysage, mais depuis des fenêtres différentes.» Aux Arts divinatoires, les objets sont rangés par familles: les figurines de dieux grecs côtoient leurs cousines égyptiennes, les attrape-rêves amérindiens sont suspendus au-dessus des cristaux bienfaisants. Sans compter les plus de 250 tarots, sans doute un record suisse.

En vingt ans de commerce, la patronne a eu le temps de voir plusieurs modes se succéder: «Les premières années après l’ouverture, il y a eu un fort engouement autour des mondes fantastiques d’«Harry Potter» ou du «Seigneur des anneaux». Actuellement, il y a un retour à la nature et aux racines, à tous les sens du terme.» Du coup, ce sont plutôt les articles liés aux croyances celtes ou aux pratiques chamaniques qui ont la cote. «Et chaque fois que le monde connaît un regain de tensions, je vois les ventes de porte-bonheur en tous genres augmenter.» Un comportement qui ravit cette passionnée d’astrologie à mille lieues des mondes de la sorcellerie ou de la magie noire. «Tout ce que je veux, c’est apporter du bien-être aux gens. Même si c’est un effet placebo, l’important est que ça leur fasse du bien.»

C’est d’ailleurs parce qu’elle ne se sentait elle-même plus bien dans le magasin de coutellerie installé en contrebas que Giuliana Arrigo Macaione a créé son commerce. «À cet endroit précis, car le fleuriste qui y était avant est resté ouvert quarante ans. J’ai aussi choisi la date et l’heure d’ouverture selon le thème astral que j’avais calculé», explique la patronne, pour qui les astres semblent toujours bien alignés. Le magasin d’articles religieux Arte Sacra, également à deux pas de sa boutique, est aussi une de ses créations. «Parce que cette clientèle n’aimait pas venir ici.» Mais en pays protestant, son ouverture a suscité plus de réactions que l’ouverture des Arts divinatoires.


Aux Arts divinatoires, rue du Petit-Chêne 1, 1003 Lausanne

Créé: 19.12.2018, 10h07

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