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Les soupçons de bavures s’accumulent sur la police

Les accusations de violences policières et de délits de faciès se succèdent. Au cœur de la critique: la police de Lausanne. Enquête.

Les amis de Mike, décédé au lendemain d’un contrôle de police, taguent leur rage sur les murs lausannois.
Les amis de Mike, décédé au lendemain d’un contrôle de police, taguent leur rage sur les murs lausannois.
FLORIAN CELLA

Depuis quelque temps, un nouveau genre de graffiti est apparu à Lausanne. Derrière les quatre lettres noires «ACAB» se cache un message lapidaire: «All cops are bastards.» En français: «Tous les flics sont des salauds.» Repéré en ville, l’un de ces tags s’accompagne d’un hommage à «Mike».

Mike Ben Peter est mort le 1er mars dernier au lendemain d’un contrôle de police qui s’est terminé par une interpellation musclée. Il avait 40 ans, une femme et des enfants. Il était aussi Nigérian, vivait dans un squat et vendait probablement de la drogue. Après qu’il a perdu connaissance, la police a retrouvé de la cocaïne sur lui et dans sa bouche. Est-ce pour cela qu’il est mort? Ou les agents sont-ils coupables d’avoir usé d’une force excessive? Une instruction pénale a été ouverte contre six policiers lausannois pour homicide par négligence. Selon l’avocat de la famille de Mike, les premiers rapports médicaux témoignent en tout cas de blessures importantes et pointent une responsabilité lourde des agents.

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