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Où sont stockés les 17'000 diplômes des jeunes Vaudois?

Le Canton commande le papier pour les certificats et les maturités. Celui des CFC est fourni par la Confédération. Une fois remplis, ils sont entreposés dans des coffres sécurisés.

Les écoliers, apprentis et gymnasiens ont reçu cette année 8000 certificats d'études, 6000 CFC et 2500 maturités.
Les écoliers, apprentis et gymnasiens ont reçu cette année 8000 certificats d'études, 6000 CFC et 2500 maturités.
F. Amitrano/BIC

En quelques jours, entre fin juin et début juillet, il a fallu imprimer 8000 certificats de fin d’études, 6500 certificats fédéraux de capacité (CFC) et 2500 maturités pour qu’ils soient distribués à autant d’écoliers, d’apprentis et de gymnasiens qui ont fini leurs cursus. Mais d’où vient le papier et qui s’occupe de remplir, d’imprimer et de stocker tous ces diplômes?

L’État de Vaud a levé un peu le voile sur ces questions dans les derniers numéros de «La Gazette» (éditée par le Bureau d’information de l’Administration cantonale) et de la «Feuille des Avis officiels».

Commande «par tonne»

En premier lieu: l’origine du papier. Elle diffère en fonction du type de diplôme. Celui qui constitue les diplômes des écoliers et des gymnasiens est commandé «par tonne» par l’État de Vaud, via la Direction des achats et de la logistique du Département des finances. Le but: que le stock dure plusieurs années. C’est un papier spécial, filigrané avec l’écusson du canton de Vaud.

Les établissements secondaires gèrent eux-mêmes leur stock. Mais les onze gymnases, eux, se sont regroupés et c’est celui de Burier qui s’occupe de la commande des fournitures qui servent aux examens qu’ils font passer et aux diplômes qu’ils délivrent. Les CFC quant à eux ne viennent pas du Canton. «Un Canton ne peut pas réaliser un CFC comme il lui plaît. La décision vient de la Confédération», explique Fabienne Raccaud, cheffe de l’Office de la formation professionnelle et continue. «Il s’agit d’un papier spécial, avec un filigrane. C’est un papier important, car ces jeunes ne le recevront qu’une seule fois. En cas de perte, il n’y a pas de duplicata, mais une attestation.»

Et où donc tous ces documents sont-ils gardés avant d’être distribués? Certains établissements les conservent dans un coffre spécial avant de les remettre aux diplômés. Idem pour les CFC, car il existe même un marché noir de faux CFC.

7000 étuis verts

Il n’y a pas que le papier qui soit important lors de la remise d’un titre. Il y a aussi son étui vert. Les écoles obligatoires en utilisent 6500 pour les certificats et 500 pour les attestations de fin de scolarité. Ils sont fabriqués à Nyon, dans une entreprise spécialisée dans le soudage du plastique.

Enfin, si les directeurs d’école et de gymnase «prennent» leur stylo pour signer les différents diplômes, selon la «Feuille des Avis officiels» et «La Gazette», la signature de la ministre socialiste de la Formation, Cesla Amarelle, est informatisée.

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