Suisse et France ne font qu'une autour du Léman

TourismeL’association Léman sans frontière fête 20 ans de collaboration touristique. Un modèle unique de gouvernance binationale.

La destination de Fort les Rousses, en France voisine, est un des 41 sites répertoriés dans le guide de Léman sans frontière.

La destination de Fort les Rousses, en France voisine, est un des 41 sites répertoriés dans le guide de Léman sans frontière. Image: Lucien Fortunati

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Et si l’on considérait le Léman avec les yeux d’un oiseau, soit comme une grande région de 7000 km2 possédant châteaux, petits trains, musées et parcs d’attractions? C’est un peu ce que propose l’association Léman sans frontière (LSF) depuis vingt ans. L’idée est partagée par ses 41 membres, qui sont autant de sites touristiques indépendants disposés en Suisse et en France autour d’un bien commun: le Léman.

«Nous fêtons le passage à l’âge adulte, mais nos buts n’ont pas changé», a plaisanté Philippe Benoit, président de LSF et directeur des Mines de sel de Bex, lors du lancement du 20e anniversaire à bord d’un bateau de la CGN, mardi. L’idée des initiateurs du projet, Moléson-sur-Gruyères et Le Bouveret, est en effet toujours d’actualité: s’échanger les visiteurs et jouer la carte de la complémentarité. Le concept fait des émules et regroupe deux ans plus tard, en 1996, douze puis très vite seize sites touristiques français et suisses dans la nouvelle association LSF.

Nombreux soutiens publics

Aujourd’hui, chacun des 41 sites touristiques culturels, de transports ou de loisirs (dont 28 en Suisse) bénéficie de la visibilité des autres et d’une plate-forme commune sur papier et en ligne, pour une cotisation annuelle de 7000 francs. Et LSF, qui repose sur le bénévolat et injecte 80% des cotisations dans ses actions, peut compter sur plusieurs soutiens publics: le Conseil du Léman – organisme de coopération transfrontalière –, le programme Interreg France-Suisse (2 millions ont été débloqués pour trois projets), et les cantons (Vaud, Genève, Valais, Fribourg) et départements (Ain, Haute-Savoie) concernés.

«Si les frontières resteront toujours, il est primordial de favoriser une dynamique positive dans la région»

«La région du Léman est une de celles qui créent le plus de richesses côté suisse et côté français, estime le conseiller d’Etat vaudois Pascal Broulis, également président de la coordination régionale d’Interreg Suisse. Si les frontières resteront toujours, il est primordial de favoriser une dynamique positive dans la région.»

Et si le modèle de gouvernance transfrontalière doit parfois s’adapter, notamment au nouveau découpage territorial français, il est unique en Europe, selon un chercheur de l'Ecole Supérieure de Commerce de La Rochelle, qui salue la prouesse. En vingt ans, il a généré quelque 200 millions de visiteurs autour du Léman, pour plusieurs milliards de retombées économiques, estime LSF. Il s’adresse aujourd’hui autant aux étrangers qu’aux autochtones, ainsi qu’aux écoles.

Infos et événements sur www.leman-sans-frontiere.org (24 heures)

Créé: 13.04.2016, 10h14

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