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La suppression de la VSO court le risque de se faire attendre

Anne-Catherine Lyon veut entendre tous les partenaires de l’école avant de rédiger l’arrêté de mise en vigueur de la LEO. Publié le 4 octobre 2011.

«Mon objectif est que le plus grand nombre des partenaires se sentent à l’aise» indique Anne-Catherine Lyon, ministre de la Formation
«Mon objectif est que le plus grand nombre des partenaires se sentent à l’aise» indique Anne-Catherine Lyon, ministre de la Formation
ARC/Jean-Bernard Sieber

Les parents des écoliers de 6e?année qui se demandent aujourd’hui si leur enfant est encore susceptible d’être orienté en VSO vont devoir attendre avant de recevoir une réponse. La conseillère d’Etat Anne-Catherine Lyon, porteuse de la réforme scolaire qui supprime la Voie secondaire à options, ne décidera du moment de son entrée en vigueur qu’après avoir consulté le terrain.

«Mon objectif est que le plus grand nombre des partenaires concernés par l’école se sentent à l’aise», déclare la conseillère d’Etat. Techniquement, la LEO (loi sur l’enseignement obligatoire), acceptée par 52% des votants le 4 septembre dernier, doit faire maintenant l’objet d’un arrêté de mise en vigueur. Ce document sera élaboré par le Département de la formation et de la jeunesse avant d’être avalisé par le Conseil d’Etat.

Pas de «précipitation»

L’arrêté définira notamment la date de l’introduction de la nouvelle voie générale avec niveaux regroupant les élèves des anciennes VSG (Voie secondaire générale) et VSO. Lors de la campagne, Anne-Catherine Lyon avait affirmé que cette partie de la LEO entrerait en vigueur en août 2013. Aujourd’hui, elle se montre plus évasive: «Nous allons mettre énormément de soin dans la préparation de l’arrêté de mise en vigueur, afin de ne pas répéter les erreurs du passé. Mais j’aimerais qu’il soit prêt cette année encore.»

Dans le milieu scolaire, des voix s’élèvent déjà contre toute forme de «précipitation». Président de la Société vaudoise des maîtres secondaires (SVMS), Gilles Pierrehumbert estime que l’introduction de la réforme doit être réalisée sur «des bases sûres». «Nous ne serons d’accord avec la mise en route de la voie générale avec niveaux et options dès août 2013 que si le règlement de la loi est prêt cet hiver déjà.»

Groupes de travail

Autant dire que si la date d’entrée en vigueur de la LEO dépendait de la SVMS, il faudrait attendre 2014. Car la confection du règlement de la loi va prendre du temps. Ce document, qui fixera des points aussi importants que le nombre d’élèves par classe, sera mis entre les mains de nombreux groupes de travail.

Le département d’Anne-Catherine Lyon va bientôt «recruter» des représentants des directeurs, des syndicats, des parents, des associations professionnelles et même, s’ils le veulent, des perdants de la votation, à savoir les promoteurs d’Ecole 2010. «En ce moment, nous élaborons la liste des groupes qui travailleront sur les différentes thématiques de la LEO», indique Anne-Catherine Lyon.

Difficile de dire, à ce stade, si l’entrée en vigueur dès 2013 est possible. La SPV (Société pédagogique vaudoise, syndicat des enseignants généralistes) va cependant militer, au contraire de la SVMS, en faveur d’une introduction rapide de la voie générale et du basculement dans le nouveau système à niveaux des élèves de VSO: «Il me semble impossible de faire coexister les deux systèmes en parallèle», estime le président, Jacques Daniélou.

Enfin, d’autres acteurs, comme le représentant des directeurs, Blaise Richard, ou la secrétaire générale de l’Association des parents d’élèves, Sylvie Pittet Blanchette, s’en remettent au bon sens du Département. «Notre seul désir est que les choses soient claires», annonce la représentante de l’Apé-Vaud. Le souvenir de l’introduction floue de la précédente réforme EVM est encore dans toutes les mémoires.

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